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Extinction Rebellion frappe contre le Vendredi fou

TVA Nouvelles

Des membres d’Extinction Rebellion sont mobilisés ce matin contre le Vendredi fou au centre-ville de Montréal        

Le groupe a baptisé sa mobilisation «Vendredi vert» et ils en ont notamment contre la surconsommation et l'obsolescence programmée de certains produits.        

«On dénonce le vendredi fou comme un symptôme d’un système qui incite les gens à consommer de façon démesurée», précise Elza Kephart, une des cofondatrices d’Extinction Rebellion au Québec.        

Le groupe assure manifester de façon non-violente et ne pas intimider les clients qui souhaitent profiter des aubaines offertes. Les membres d'Extinction Rebellion se sont d'abord rassemblés devant le Best Buy de la rue Sainte-Catherine, pancartes à la main. Ils ont ensuite pénétré à l'intérieur, ont fait le tour du magasin avant de sortir, sans faire d'éclat.    

«On ne confronte pas les magasineurs, on est là pour conscientiser au fait qu'on est dans un système qui incite à la surconsommation de certaines personnes au détriment d'autres personnes», affirme Mme Kephart.       

D'autres actions d'Extinction Rebellion sont prévues aujourd'hui dans des commerces de la rue Sainte-Catherine.       

«Block Friday» prend de l’ampleur 

Grève en Allemagne, chaîne humaine aux Pays-Bas, blocage d'entrepôts Amazon en France: les initiatives anti-Black Friday se sont aussi multipliées en Europe pour dénoncer la surconsommation et ses conséquences climatiques, au moment où débute une nouvelle série de manifestations mondiales contre le réchauffement. 

«Aujourd'hui, Amazon a les émissions de gaz à effet de serre d'un État», a dénoncé Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France, participant à un sit-in avec plusieurs dizaines d'autres militants devant le siège français d'Amazon à Clichy, près de Paris. 

Réunis notamment à l'appel d'Attac et Greenpeace pour cette action présentée comme «non violente et joyeuse», les manifestants ont déroulé des banderoles hostiles au géant du commerce en ligne avant de s'assoir devant le siège de l'entreprise aux cris de : «On dit stop au Black Friday et son impunité!». 

Amazon dans le viseur 

«On a besoin plus que jamais d'actions de désobéissance civile, car Amazon est un symbole d'impunité», notamment fiscale, a estimé l'eurodéputée Manon Aubry (LFI, gauche radicale), présente lors de la manifestation. 

En Allemagne, des centaines d'employés d'Amazon, selon le syndicat, ont profité de ce Black Friday pour attirer l'attention sur leurs conditions de travail. 

«Leur travail ne peut pas être rémunéré à des montants dérisoires», a dénoncé dans un communiqué le syndicat Verdi, à l'origine de la grève prévue pour durer jusqu'à mardi. 

Le syndicat, qui réclame une convention collective pour garantir «un salaire décent et des emplois de qualité et sains», accuse Amazon de «priver le personnel de ses droits fondamentaux» et de l'employer «sous pression extrême». «En conséquence, de nombreux employés tombent malades», prévient le syndicat. 

Amazon a de son côté minimisé l'impact de la grève, assurant que les commandes seraient livrées «dans les temps». 

«Amazon détruit les emplois et le climat», «Block Friday», pouvait-t-on lire sur des banderoles dressées par une quarantaine de militants devant le site Amazon de Flers-en-Escrebieux, dans le nord de la France, dont l'entrée était protégée par une vingtaine de policiers, a constaté un vidéaste de l'AFP. 

Plusieurs autres actions de ce type ont eu lieu en France: près de Lyon, une centaine de militants ont bloqué brièvement deux entrées d'un entrepôt d'Amazon. Jeudi déjà, plusieurs dizaines de militants de mouvements écologistes avaient brièvement bloqué le centre de distribution d'Amazon de Brétigny-sur-Orge, non loin de Paris. 

Au Royaume-Uni, où les distributeurs comptent sur le Black Friday pour tenter de remédier à la frilosité des consommateurs à cause des incertitudes liées au Brexit, un groupement d'artistes de Bradford dans la région du Yorkshire (nord) appelle les gens à un «Buy Nowt Friday», dans un jeu de mots entre «Now» (maintenant) et «not» (non), détournant le slogan publicitaire «Buy now» (achetez maintenant) du Black Friday. 

Des étudiants de l'association «Students for Climate» (Étudiants pour le climat) prévoyaient de former une chaîne humaine à Maastricht pour protester contre la surconsommation liée au Black Friday. 

Ces actions ont lieu au moment où était donnée, vendredi en Asie-Pacifique, le coup d'envoi d'une nouvelle série de manifestations mondiales contre le réchauffement climatique. 

À Tokyo, des centaines de personnes ont défilé dans le quartier commercial de Shinjuku. «Je ressens un sentiment de crise, car presque personne au Japon ne s'intéresse au changement climatique», a regretté Mio Ishida, une étudiante de 19 ans. 

 

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