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Les usagers du train de banlieue de Deux-Montagnes demandent à Québec d’agir

TVA Nouvelles

Dans quelques semaines, la vie de milliers d'usagers de la ligne de trains de banlieue Deux-Montagnes sera chamboulée.

Les travaux pour la construction du Réseau express métropolitain (REM) affecteront l’itinéraire du train de banlieue.

Dès le 6 janvier, les gares Du Ruisseau, Montpellier, Ahuntsic, Canora/Mont-Royal et Centrale seront fermées. L’entièreté de la ligne sera par la suite fermée dès la mi-2021.

Des mesures d’atténuation, telles que le déploiement de navettes, par exemple, sont prévues. Néanmoins, la durée du trajet sera doublée pour les utilisateurs.

Le comité des usagers demande des comptes au premier ministre François Legault. Il estime que les mesures proposées ne sont pas suffisantes.

«On ne sent pas que les choses avancent du tout, déplore Francis Millaire, un représentant du comité. Rien n’a été ajouté pour améliorer les temps de trajet, qui est le nœud du problème. Le 6 janvier, beaucoup de gens vont prendre leur voiture, beaucoup vont abandonner leur travail et les étudiants vont être obligés de décrocher.»

Le comité s’est dit insatisfait de la façon dont la ministre Chantal Rouleau a géré ce dossier.

«On voit qu’il y a des enjeux qui dépassent le ministère des Transports. On sent qu’au ministère on ne nous écoute pas et qu’on n’a pas d’empathies pour les 15 000 usagers qui feront face à cette réalité», poursuit M. Millaire.

En colère, des usagers du train ont déposé une demande de recours collectif, en mars dernier. Un juge entendra d'ailleurs la requête les 3 et 4 décembre prochains, à Montréal.

«Quand on se fait dire, par l'équipe de la ministre Rouleau, que, quatre heures de transport par jour, c'est acceptable, nous, on trouve que c'est une gifle dans la figure», lance Magali Barré, instigatrice d’une action collective.

Québec a jusqu’ici investi plus de 190 M$ dans ces mesures d’atténuation.