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Pour «quelques minutes de gloire» aux Championnats du monde de karaoké au Japon

Agence France-Presse

La phase finale des Championnats du monde de karaoké se déroulait cette semaine pour la première fois au Japon, le pays d'où est pourtant originaire ce divertissement consistant à s'improviser bête de scène le temps de quelques chansons.

Dans une robe étincelante et moulante, Val Monique déchaînait une salle avec une reprise de «Proud Mary» de Tina Turner. Cette Panaméenne fait partie du lot des 40 amateurs sélectionnés parmi 30 000 candidats du monde entier.

«Je suis tellement excitée», confie-t-elle à l'AFP après sa prestation. L'adrénaline vous prend une fois sur scène, c'était incroyable».

Brésil, Ukraine, Guatemala, Iles Féroé, Japon: les nations représentées à Tokyo étaient aussi bigarrées que les genres musicaux au programme.

Cette compétition annuelle retransmise en direct sur internet a été créée en 2003 en Finlande, autre pays féru de karaoké, mais n'avait jamais été organisée jusque-là au Japon.

Signifiant littéralement «orchestre vide» en japonais, le karaoké est un divertissement qui touche toutes les générations japonaises depuis les années 1960. Partout dans le pays existent des immeubles complets de salles dédiées, pour personnes seules ou en groupes.

Sa popularité résonne avec les très nombreuses émissions de concours de chant télévisés ou radio-crochets, redevenues très à la mode partout dans le monde ces dernières années.

«Le karaoké peut faire que chacun se sente un instant comme un professionnel. Il peut vous donner quelques minutes de gloire sur la scène», dit à l'AFP Vladyslav Karasevych, un candidat venu d'Ukraine.

«Le karaoké nous rend heureux. Lui est économiste, moi je suis comptable et elle est enseignante. Nous sommes aujourd'hui sur la scène comme des professionnels, comme des stars», se félicite-t-il en désignant d'autres compatriotes.

Parmi les grands classiques du karaoké présentés figuraient «Gold» de Spandau Ballet ou «The Show Must Go On» de Queen.

Yuji Ogata, l'un des candidats japonais, s'est dit ravi de se produire «chez lui» après avoir scandé «Ai no sanka», la version japonaise d'un classique d'Édith Piaf, «Hymne à l'amour».