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Ma vie en films : «Le cinéma est un refuge», Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

Le Journal de Québec

Qui aurait pensé que le comédien et humoriste Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques croyait, enfant, que les acteurs de cinéma jouaient derrière l’écran de la salle? Et ce n’est pas là l’unique confidence de celui qui est à l’affiche du film «Les Barbares de la Malbaie»...

Philippe-Audrey, quel est votre premier souvenir d'une salle de cinéma?

Je devais avoir quatre ans et je suis allé voir «Maman, j’ai raté l’avion 2» avec mon père. Comme j’allais beaucoup au théâtre, ce n’était pas clair... je pensais que les acteurs étaient derrière l’écran. J’ai attendu très longtemps après le générique pour rencontrer les acteurs.

Votre premier film marquant?

Il y en a énormément! Le premier film qui m’a fait aimer le cinéma est «Les visiteurs» de Jean-Marie Poiré. Ce qui me fascinait quand j’étais très jeune, à part les chevaliers, était ce mélange entre les chevaliers et la vraie vie... Je ne comprenais pas grand-chose, mais ça me fascinait. L’autre film marquant est le «Molière» d’Ariane Mnouchkine qui a scellé mon amour du cinéma. J’ai vu les deux quand j’avais quatre ou cinq ans.

Votre carrière se déroule à la fois sur scène et sur un écran. Le cinéma est-il une sorte de deuxième choix pour vous?

J’ai aimé le cinéma bien avant le théâtre! Mes parents étaient très impliqués avec la troupe de théâtre du Collège de Valleyfield et ils allaient souvent au théâtre. Le théâtre, quand j’étais jeune, était quelque chose qui me privait de mes parents. Quand j’étais jeune, j’étais victime d’intimidation donc, soit je restais dans la cave à faire mes affaires, soit j’allais au cinéma. Encore aujourd’hui, le cinéma est un refuge, c’est un endroit où je me sens bien. Mon rapport au cinéma est beaucoup plus émotif que mon rapport au théâtre.

Un film qui vous fait pleurer?

Beaucoup de films me font pleurer! Un qui me fait systématiquement pleurer c’est «Les 400 coups» de François Truffaut. «C.R.A.Z.Y.» est aussi un film qui m’a énormément ému.

Le film qui vous a traumatisé, enfant?

«Edward aux mains d’argent». Je devais avoir six ans! À ce jour, je n’ai jamais été capable de le finir.

Qui a été votre premier amour au grand écran?

Mon premier gros fantasme, même si le film est atroce, je tiens à le préciser, c’est Uma Thurman dans «Batman et Robin». Par la suite, il y a eu Michelle Pfeiffer en Catwoman dans «Le retour de Batman».

La trame sonore de votre adolescence?

La trame sonore de «Forrest Gump». C’est une bonne compilation de la musique américaine populaire des années 1950 à 1980. Avec «Titanic», «Forrest Gump» est le film que j’ai écouté le plus de fois dans ma vie.

Un film ou un univers de film dans lequel vous aimeriez vivre?

«Titanic», mais sans naufrage! Idéalement, la portion en première classe aussi! Et sans Leonardo DiCaprio!

Si tout était possible, un(e) réalisateur(trice) vivant ou mort avec lequel vous aimeriez travailler?

Au Québec, Xavier Dolan. Je serais content de le rencontrer juste pour parler d’un rôle. Ensuite, toutes époques confondues, François Truffaut qui est extrêmement important. Et aujourd’hui, je rêverais de tourner avec Charlie Chaplin.

La réplique de film que vous aimeriez voir gravée sur votre pierre tombale?

J’avais le goût de répondre «Je suis le roi du monde» à cause de «Titanic», mais non. Ma réplique préférée c’est celle de «Forrest Gump»: «N’est stupide que la stupidité». On ne comprend pas exactement ce que ça veut dire, mais c’est une libre interprétation. Il y a aussi «C’est à moi que tu parles?» dans «Chauffeur de taxi» («Taxi Driver»).