/news/politics

Scheer promeut l’unité de son parti

Agence QMI

Les attaques et les critiques des conservateurs à l’endroit de la direction actuelle de leur parti détournent l’attention des réels problèmes auxquels sont confrontés les Canadiens, croit le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer. 

M. Scheer a lancé un appel au calme et à l’union de sa formation politique, vendredi soir, lors d’un discours tenu à Calgary, en Alberta, lors de l’assemblée générale du Parti conservateur uni de la province. 

Devant son homologue albertain Jason Kenney et quelque 1600 militants, Andrew Scheer a fait part de ses préoccupations concernant les profondes divisions qui règnent aussi bien au sein de son parti que partout au pays. Il en a profité pour répondre directement à ses détracteurs et défendre son leadership. 

«Si nous mordons à l'hameçon et commençons à nous battre entre nous maintenant, nous leur offrons la victoire ultime», a-t-il déclaré, faisant allusion à son rival libéral Justin Trudeau, qui a remporté les élections fédérales du 21 octobre dernier et dirige maintenant un gouvernement minoritaire à Ottawa. M. Scheer est d’ailleurs persuadé que ce dernier va essayer de retourner aux urnes aussi vite que possible pour obtenir un gouvernement majoritaire. 

Pour Andrew Scheer, il faut avant tout s’attaquer à ce qu’il considère comme de véritables problèmes, à savoir cette volonté de vouloir fermer le secteur de l'énergie, d’étouffer la liberté d'expression et de remettre en question les principes du libre marché. 

Il a aussi promis d’être à l’écoute des préoccupations des militants pendant son discours. 

Pour sa part, le premier ministre albertain Jason Kenney, un ami de longue date de M. Scheer, lui a réitéré sa confiance et son soutien, estimant qu’il méritait une seconde chance, d’autant plus qu’il a permis aux conservateurs de remporter le vote populaire. 

Très contesté depuis sa défaite, M. Scheer s’accroche à son poste pour l’instant, et ce, jusqu’à ce que l’ensemble des membres conservateurs statue sur son sort, en avril prochain, lors d'un vote de confiance. 

Pourtant, les appels ne cessent de se multiplier au sein de sa formation réclamant sa démission, aussi bien du côté des progressistes que des conservateurs sociaux. 

Le dernier épisode de cette sombre semaine est arrivé alors que M. Scheer s’adressait devant les militants albertains. Des conservateurs, comme David Parker, ont quitté la salle pour exprimer leur mécontentement. 

«Andrew Scheer a prouvé qu’il ne pouvait pas battre Justin Trudeau quand il était au plus faible, a dit M. Parker, selon le «Globe and Mail». Si nous ne pouvons pas battre Justin Trudeau quand il est à son plus faible, comment pouvons-nous nous attendre à le battre la prochaine fois que SNC-Lavalin n’est pas un problème, tout comme le blackface?» 

Dans la même catégorie