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Un prédateur sexuel condamné à neuf ans de pénitencier

Claudia Berthiaume | Le Journal de Montréal

FD-HADI BRAHIM DERAMCHI

Courtoisie

Un prédateur sexuel ayant fait six victimes mineures, qu’il a traquées par l’entremise des réseaux sociaux, a écopé de neuf ans de pénitencier.

« L’utilisation des moyens informatiques à des fins de leurre à répétition [...] est d’une gravité importante dans un contexte où nous sommes à l’ère où même de très jeunes enfants grandissent avec la technologie, celle-ci étant devenue partie intégrante de leur quotidien... », a noté le juge Normand Bonin dans une décision récente.

Le magistrat a condamné le prédateur sexuel Hadj Brahim Deramchi à une peine globale de neuf ans de détention pour des crimes commis entre 2014 et 2016, à Joliette et à Montréal.

Condamné

L’homme maintenant âgé de 41 ans utilisait toujours le même modus operandi pour traquer ces victimes, toutes de jeunes filles âgées de 9 à 14 ans.

Avec de faux comptes Facebook, il contactait des adolescentes en prétendant être beaucoup plus jeune qu’il ne l’était en réalité.

Il leur promettait de l’argent, du cannabis, des cigarettes ou d’autres cadeaux – comme une sortie au cinéma ou un cellulaire – en échange de faveurs sexuelles.

Deramchi leur demandait aussi des photos intimes, dans des positions lascives et explicites, en plus d’envoyer à certaines des clichés d’un pénis en érection.

Si les plaignantes se montraient hésitantes à donner suite à ses demandes, le Montréalais n’hésitait pas à utiliser un autre faux profil – féminin cette fois – pour rassurer celles-ci. Le prédateur a ainsi réussi à avoir des contacts sexuels avec trois des six victimes.

Délinquant à contrôler

Deramchi a notamment été reconnu coupable de leurre, de contacts sexuels, d’agression sexuelle, de production de pornographie juvénile et de trafic de cannabis, au terme d’un procès, l’an dernier, au palais de justice de Joliette.

« Par l’ensemble de ces crimes, l’accusé cherchait un bénéfice sexuel personnel en utilisant diverses identités, en exploitant la naïveté des adolescentes, leur recherche d’identité, leur éveil sexuel et leur côté exploratoire. Ces gestes étaient de nature à atteindre leur dignité, leur intégrité, voire leur personnalité », a souligné le juge Bonin.

En plus de sa peine d’incarcération – dont il a déjà purgé la moitié en détention préventive –, le prédateur a reçu l’étiquette peu enviable de délinquant à contrôler.

Cela signifie qu’à sa sortie du pénitencier, il sera étroitement surveillé par les autorités pour une période que le magistrat a fixée à six ans.