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Carles Puigdemont s'adresse aux Québécois

TVA Nouvelles et Agence QMI

L’ancien président catalan, Carles Puigdemont, s’adresse aux Québécois dans une lettre ouverte publiée lundi où il dénonce le refus du gouvernement du Canada de lui permettre de visiter le pays.

Dans sa lettre ouverte, Carles Puigdemont réaffirme la légitimité du combat pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et évoque notamment la Loi 99 sur l’autodétermination du Québec.

«C’est dans cet esprit que je salue l’engagement de tous ceux et celles qui, de par le monde, ont à cœur l’avancement du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. (...) Je demeure également un observateur attentif des discussions sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec, qui continuent de rejaillir sur l’enjeu du droit à l’autodétermination à l’échelle mondiale», a-t-il écrit dans cette missive où il remercie les Québécois.

«Encore aujourd’hui, les questions relatives à la défense de votre langue nationale ou, par exemple, l’actuel débat entourant votre loi 99, suscitent un intérêt certain chez ceux qui suivent de près ces dossiers», peut-on également lire.

M. Puigdemont, qui souhaite depuis plusieurs mois venir au Québec pour discuter d’indépendance, mais qui s'est vu refuser son entrée au Canada, blâme le gouvernement fédéral qui lui fait obstruction.

«Cela étant, je reste ‘’perplexe’’, à l’instar du Premier ministre du Québec, vis-à-vis les quelques réticences des autorités fédérales à m’accorder le visa électronique censé me permettre d’accéder au territoire canadien par la voie des airs... Je ne m’attendais pas à ce traitement qui me surprend, sachant qu’entre-temps il m’a été possible, par exemple, de circuler librement dans plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni. J’aurais cru que le Canada, qui a toujours joui d’une grande aura d’exemplarité à l’international, se montrerait plus accueillant à mon endroit», a déclaré le 130e président de la Catalogne.

Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB), Maxime Laporte, qui a publié cette lettre, a salué l’engagement de l’ancien président catalan et réitère que «l’Espagne et le Canada devraient avoir honte de traiter en criminel ce grand démocrate».

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