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Legault craint une concentration de la presse

Patrick Bellerose | Journal de Québec

Photo Simon Clark

L’offre de Québecor pour acheter les quotidiens de Groupe Capitales Médias risque de mener à une trop grande concentration de la presse, réplique le premier ministre François Legault aux commentaires du patron de Québecor, Pierre Karl Péladeau.

«Ce qu’on souhaite, au Québec, c’est d’avoir une diversité dans l’offre d’information. On sait que le groupe Québecor prend déjà beaucoup de place au Québec dans l’information. Donc, si on veut une diversité, il faut souhaiter que d’autres médias, qui appartiennent à d’autres groupes puissent continuer à vivre, à survivre», a commenté M. Legault en marge du Conseil de la fédération à Mississauga, en banlieue de Toronto.

La veille, le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, avait invité le gouvernement Legault à reconsidérer l’offre de son groupe médiatique (propriétaire du Journal) pour le sauvetage de Groupe Capitales Médias (GCM), qui publie notamment le quotidien Le Soleil.

Le PDG de Québecor estime que la consolidation de la presse est la seule avenue pour assurer la pérennité de GCM. Selon lui, l'environnement de son entreprise permettrait de générer 18 M$ en économies pour les quotidiens de GCM, notamment en coupant sur les coûts d'impression, le réseau de distribution et les infrastructures.

Diversité de l’information  

«Je pense que M. Péladeau doit comprendre qu’on a besoin d’une diversité de l’information», lui répond François Legault. Le premier ministre caquiste fait valoir que son gouvernement a mis en place un programme de 50 M$ pour venir en aide à l’ensemble des médias écrits. 

Pour François Legault, la sortie de M. Péladeau vise simplement à défendre son entreprise. «Le rêve de tout chef d’entreprise, c’est d’avoir un monopole, a-t-il lancé. Moins on a de compétiteurs, plus on est content.»  

M. Legault ajoute que la proposition de Québecor «prévoyait qu’on congédie plusieurs employés, qu’on ne respecte pas la convention collective». 

Comme Air Transat

De son côté, Pierre Karl Péladeau a répliqué par une série de messages sur Twitter. «Pour un ancien haut dirigeant et actionnaire majeur de Transat, @francoislegault doit certainement savoir ce dont il parle quand il appuie publiquement la transaction Transat/AC qui donnera + de 60% des vols transatlantiques et 40% des destinations soleil», a-t-il écrit.

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