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Québec rend plus accessible son programme de lutte contre la tordeuse des bourgeons d’épinette

Vincent Larin | Agence QMI

Québec modifie son programme de protection contre la tordeuse des bourgeons d’épinettes (TBE) devant la grogne des producteurs forestiers. L’an prochain, une plus grande superficie du territoire québécois pourra être pulvérisée d’insecticide. 

Pour l’année 2019, une superficie minimale de dix hectares était requise pour pouvoir bénéficier du programme. À compter de l'an prochain, les propriétaires de terrains d’au moins quatre hectares pourront en bénéficier, a annoncé le ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, lundi, en visite à Sept-Îles, sur la Côte-Nord. 

Ce programme permet à des producteurs forestiers de bénéficier de pulvérisations aériennes d’insecticide biologique réalisées par la Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM). Il est doté d’une enveloppe de 20 millions $ et doit durer jusqu’en mars 2023. 

Il s’agissait d’une demande des producteurs forestiers privés qui dénonçaient l’inaccessibilité du programme pour les propriétaires de petites forêts privées, comme le rapportait Le Journal de Québec au début du mois de novembre. 

«Ces deux annonces s’inscrivent dans le cadre d’un plan d’action global qui a pour but de réduire la vulnérabilité des forêts et de minimiser les conséquences économiques négatives du passage d’une épidémie de la TBE», a indiqué le ministre Pierre Dufour par voie de communiqué lundi. 

Chaque année, la SOPFIM procède à des pulvérisations entre la fin de mai et le début de juin d’un produit homologué par Santé Canada, le «Btk», afin de protéger certaines forêts contre la TBE. 

Cette petite chenille consomme principalement le feuillage annuel du sapin baumier, de l’épinette blanche et un peu d’épinette rouge et noire. La TBE est l’insecte le plus destructeur des peuplements de conifères de l’Amérique du Nord. 

La TBE est toujours présente dans les forêts québécoises, même en l’absence d’épidémie. Son nombre augmente graduellement ce qui entraîne une épidémie tous les 30 ans environ.