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Récit crève-cœur du fils de l’octogénaire mort dans un CHSLD

Agence QMI

Le fils de l’octogénaire mort cette fin de semaine dans des circonstances nébuleuses dans un CHSLD a raconté le fil des événements. 

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«Tout était normal quand on est allé le voir [avant les événements]», raconte d’emblée Marc Bastien, fils de Guy Bastien, qui a rendu l’âme dimanche matin. 

Après avoir passé une partie de l’après-midi avec leur père, la famille a quitté la résidence Roland-Leclerc, située à Trois-Rivières, peu avant l’heure du souper. 

Entre 16h45 et 20h30, les choses se sont chamboulées. L’heure précise à laquelle Guy Bastien aurait chuté demeure une des interrogations de la famille. 

«On a quitté à 16h45, relate Marc Bastien. Ma mère m’a rejoint vers 20h30 pour me dire qu’elle avait reçu un appel du médecin de la résidence où on lui a dit que mon père avait eu une altercation avec le gardien.» 

Situation plutôt étrange, explique M. Bastien, puisqu’il est normalement la personne ressource de la résidence pour son père. 

Ce soir-là, c’est plutôt l’épouse du défunt que la résidence a contacté, dit-il. De quoi à soulever une interrogation auprès de la dame. 

«C’est moi qu’ils appelaient. Ç’a toujours été moi, c’est systématique. Donc ça, c’est une première alarme que ma mère [a reçue]», indique Marc Bastien, en entrevue sur LCN. 

La dame aurait à ce moment soulevé le fait que son mari n’était pas transporté à l’hôpital. Le fils a donc décidé de se rendre à la résidence. À son arrivée, son père était fin seul, assis au bord de son lit. 

«Il était assis sur son lit, comme le montre la photo, et il essayait de survivre, raconte le fils, la gorge nouée d’émotions. Il était en douleur, il vomissait partout. Ce n’était plus lui. Je n’étais plus capable d’avoir la communication que j’avais avec lui.» 

Le fils a tout de suite alerté les infirmières quand il a vu l’état dans lequel son père se trouvait. 

«À quel moment l’incident est arrivé, on ne le sait pas et c’est ce qu’on aimerait savoir, se demande M. Bastien. Quelqu’un qui se cogne, ce n’est pas vrai qu’il se met immédiatement à vomir. Ça a pris un certain délai assurément.» 

Marc Bastien déplore aussi que ce soit lui qui a eu à faire le 911, et non le personnel de la résidence. Il a non seulement fait appeler aux ambulanciers, mais également aux policiers. 

«Mon père continuait à vomir à ce moment-là. Il était en douleur», se remémore-t-il. 

La gravité de l’incident a par la suite été constatée à l’hôpital. L’homme souffrait d’une fracture au crâne et d’une hémorragie cérébrale grave. 

«Le médecin m’a dit : ''vous savez monsieur, même si c’était moi qui avait eu ces blessures-là, je ne m’en serais pas sorti malgré mon âge''. Donc ça vous donne une idée.» 

Quelques heures plus tard, Guy Bastien succombait à ses blessures.

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