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Éthique: Une députée caquiste s’en tire avec une tape sur les doigts

Vincent Larin | Agence QMI

Simon Clark/Agence QMI

La députée caquiste Marie-Louise Tardif a contrevenu à son code d’éthique en offrant des meubles de l’Assemblée nationale à un organisme où elle était toujours employée, mais échappe à toute sanction.

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Dans une décision rendue publique mardi, la commissaire à l’éthique, Ariane Mignolet, est revenue sur la plainte déposée par le député libéral de Vimont, Jean Rouselle, à l’endroit de la députée nouvellement élue dans la circonscription de Laviolette–Saint-Maurice.

En novembre 2018, M. Rousselle avait demandé à la commissaire à l’éthique d’ouvrir une enquête avoir appris que, même après son élection, Marie-Louise Tardif était toujours une employée du Parc de l’Île Melville, un organisme chargé de l’administration du parc du même nom, non loin de Shawinigan.

La plainte faisait aussi état de meubles qui se trouvaient dans le bureau de la précédente députée de Laviolette, la libérale Julie Boulet, et qui auraient été transférés au parc de l'Île Melville par la députée. Or, ces meubles appartenaient à l'Assemblée nationale.

La commissaire à l’éthique conclut que le double emploi de Marie-Louise Tardif ne contrevenait pas au code d’éthique des députés puisque le Parc de l’Île Melville n’est pas un organisme public, même si celui-ci reçoit des subventions.

Il est toutefois reproché à la députée nouvellement élue d’avoir de n’avoir mis en place «aucune séparation, frontière ou autre mesure de précaution» afin de prévenir l’apparence de conflit d’intérêts.

Le choix de Marie-Louise Tardif – soit d’utiliser des ressources du Parc de l’Île Melville pour transporter les meubles à l’extérieur du bureau de Julie Boulet – ne peut s’expliquer que par son lien d’emploi avec l’organisme, d’où l’apparence de conflit d’intérêts, indique la commissaire à l’éthique.

La députée de Laviolette–Saint-Maurice s’en tire toutefois sans sanction étant donné la «bonne foi» de sa prise de décision et sa collaboration tout au long de l’enquête, explique la commissaire.

Marie-Louise Tardif occupe la fonction d'adjointe parlementaire du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.

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