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L'explorateur Grégory Slogar de retour au Québec

TVA Nouvelles

 Après s’être offert toute une frousse lors d’une expédition sur le glacier Quelccaya, au Pérou, l’aventurier Grégory Slogar est finalement rentré au pays, mardi. 

 «J’ai eu un petit problème de vision et de santé, mais ça a été une belle expédition», se réjouit-il. 

 L’alpiniste et entrepreneur québécois, qui voulait devenir le premier à traverser le glacier en empruntant un tracé d’est en ouest en hiver, est demeuré coincé dans les montagnes péruviennes en raison d’un important problème de vision. 

 «Je me suis réveillé un matin et je ne voyais plus rien. J’ai eu comme un gros coup de soleil dans les yeux et c’était devenu impossible d’avancer», a-t-il expliqué à son retour à Montréal. 

 Il raconte que la réverbération des rayons lumineux sur la neige, amplifiée en raison de l’altitude à laquelle il se trouvait, a entraîné ce problème de santé qui l’a forcé à interrompre prématurément sa traversée. 

 Heureusement, son guide et lui étaient en contact avec des équipes médicales au sol. 

  «T’es en autonomie complète, à 5700 mètres d’altitude, en plein hiver, sur un glacier et la consigne médicale c’est de se bander les yeux. Mais là, il faut que tu sortes, raconte M. Slogar. On a suivi les consignes. Tranquillement pas vite la vue revenait, mais les premiers moments, tu te poses des questions un peu.» Malgré tout, l’explorateur affirme ne pas avoir paniqué à aucun moment.   

 Sous la recommandation des équipes médicales, Grégory Slogar a emprunté une voie de secours qui se trouvait à 80 % du trajet initialement élaboré. Lui et son compagnon ont finalement été évacués à la troisième tentative. 

 «J’aurais pu continuer, mais j’aurais probablement conservé des séquelles», souligne-t-il. 

 «Est-ce qu’on a réussi? Selon le tracé original, non, mais selon les Quechuas, les gens de la région, on a été accueilli en héros, on l’a fait, c’est réglé. Ça dépend de la perspective.»

 

 Famille et proches inquiets 

 La mésaventure de Grégory Slogar a aussi inquiété ses proches, dont sa conjointe, qui s’est rendue au Pérou pour l’accueillir au pied du glacier et l’accompagner dans les traitements qui ont suivi. L’aventurier est le premier à dire que ses péripéties auront certainement contribué à l’apparition de quelques nouveaux cheveux blancs chez sa partenaire. Et que l’inquiétude est peut-être plus grande à la base qu’au sommet du glacier. 

 Questionné par rapport à sa prise de risque, Grégory Slogar pause un instant pour réfléchir. «Vouloir faire une première mondiale, est-ce que c’est téméraire?», demande-t-il. 

 Malgré tout, l’aventurier n’a aucune intention de s’arrêter là. Il compte d’ailleurs retourner sur le glacier Quelccaya l’hiver prochain, cette fois avec une préparation différente et un autre trajet. 

 «On fait ça parce qu’on veut bien le faire. J’aurais pu aller passer deux semaines sur une plage à Cancún, mais j’ai décidé de faire ça et d’assumer les risques qui viennent avec... au détriment de ma famille, de ma conjointe et de mes amis», admet-il.  

 Mais...  

 «Ce n’est pas fini, c’est juste un début», ajoute-t-il. 

 

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