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BRP veut devenir le Telsa des deux-roues

Agence QMI

L’entreprise québécoise Bombardier Produits Récréatifs (BRP) souhaite développer la filière des moteurs électriques et toucher un nouveau type de clientèle avec des produits entièrement électriques. 

La compagnie, qui construit notamment les bateaux Alumacraft et Manitou, les moteurs Evinrude et Rotax, les véhicules Can-Am, ainsi que les motoneiges Ski-Doo et Lynx, a présenté en septembre dernier lors d’un évènement à Las Vegas, six nouveaux concepts entièrement électriques. 

Parmi eux, on retrouve des véhicules trois roues, une motomarine, un kart, mais surtout deux modèles de scooter qui pourrait permettre à BPR de faire son entrée dans le marché de la mobilité urbaine. 

Alors que le secteur des scooters urbains est un créneau encore inexploré par l’entreprise, le président de BRP, José Boisjoli, a confié en entrevue à Bloomberg qu’il puisait son inspiration dans Telsa: «Tesla n’existait pas, ils sont entrés sur le marché très concurrentiel de l’industrie automobile avec un produit très différent. Est-ce que BRP pourrait un jour devenir la Tesla du monde des deux-roues? Peut-être», a-t-il déclaré. 

Selon Bloomberg, il y aurait environ 900 millions de véhicules à deux et trois roues fonctionnant au mazout à travers le monde, et la grande majorité se trouve en Asie. Les ventes de modèles électriques sont en hausse dans certains pays comme l'Inde, où ils représentaient l’année dernière 46 % des ventes de véhicules à trois roues. Dans les pays occidentaux, le scooter électrique n’est toutefois pas encore très présent. 

Questionné par Bloomberg, Benoit Poirier, analyste chez Desjardins a estimé que BRP aurait besoin d'une demande de plus de 10 000 unités par an à moyen terme «pour maintenir un modèle d'entreprise décent». Pour lui, «l’ingrédient clé du succès commercial est de trouver le bon équilibre entre le volume de production, le prix et la gamme, tout en veillant à la rentabilité». 

L’entreprise basée à Valcourt en Estrie, a indiqué qu’elle souhaitait augmenter ses revenus de 10 % annuellement au cours des cinq prochaines années afin d’atteindre le plateau des 9,5 milliards $ en 2025. 

Cela se traduirait par une hausse annuelle de 15 % de ses revenus par action qui seraient à 7,50 $ l’action dans cinq ans. 

Après avoir été sous la barre des 14 $ en février 2016, l’action de la compagnie a dépassé le cap des 70 $ l’an dernier à la Bourse de Toronto. Mardi, l’action se négociait à environ 63 $.