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Centre de détention d’Orsainville: un homme reconnu coupable d’avoir attaqué en agent en 2015

Nicolas Saillant | Journal de Québec

Samuel Cozak a été reconnu coupable de voie de fait sur un agent des Services correctionnel alors qu’il était détenu au centre de détention d’Orsainville en 2015. 

Le juge Alain Morand a déterminé que l’attaque à l’endroit de l’agent qui avait été filmé par le service correctionnel était un «geste manifestement volontaire pour le frapper avec ses pieds». Les images «démontrent que la version du défendeur n’est pas crédible», a donc tranché le juge Alain Morand. 

Incarcéré depuis trois mois avec son père et son frère, Samuel Cozak s’en était pris à un agent correctionnel le 22 décembre 2015 parce qu’il refusait de quitter sa cellule. Le litige avait débuté lorsque l’administration de la prison avait décidé de rediriger Samuel Cozak et son père dans un secteur «sous protection», ce que refusait catégoriquement l’accusé affirmant qu’il «allait se faire tuer à sa sortie de prison» si c’était le cas.  

Coup de pied 

Après avoir placé les détenus dans une cellule temporaire pendant quelques heures, les agents correctionnels avaient pris la décision de transférer les deux hommes dans un secteur sous protection estimant n’avoir pas d’autre alternative pour s’assurer de leur sécurité. Sachant le refus de l’accusé, une vidéo de l’événement avait été faite en guise de prévention. 

Pour bloquer l’accès à la cellule, Samuel Cozak avait placé un chariot devant l’entrée sur lequel il est monté lorsque l’agent a ouvert la porte. Au moment où l’agent a poussé le chariot pour pénétrer dans la cellule Cozak s’était «instantanément» balancé avec ses bras pour frapper sa victime avec ses pieds en pleine poitrine. 

L’accusé avait rapidement été maitrisé par la suite et envoyé au «trou». Une accusation de voie de fait contre un agent de la paix avait été déposée contre l’homme de 28 ans.  

Pas de légitime défense 

Lors du procès, l’accusé avait fait valoir qu’il se sentait en danger et qu’il avait agi ainsi pour se protéger. «Le défendeur ne peut faire valoir une défense de légitime défense», a estimé le juge Morand. 

Trois ans après son arrestation pour production de drogue, Samuel Cozak, son frère et son père avaient été libérés de ces accusations en vertu de l’arrêt Jordan. Maintenant reconnu coupable de voie de fait, l’accusé devra revenir devant le juge la semaine prochaine pour la détermination de la peine.

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