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Québec solidaire favorable aux écofrais sur les petits électroménagers

Geneviève Lajoie | Journal de Québec

La députée de Québec solidaire Ruba Ghazal (à gauche).

Simon Clark/Agence QMI

La députée de Québec solidaire Ruba Ghazal (à gauche).

Favorable à l'imposition d'écofrais sur les petits appareils ménagers, la députée solidaire Ruba Ghazal croit que cette mesure pourrait inciter les fabricants à offrir des produits plus durables.  

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Le gouvernement Legault songe à étendre le Règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises aux appareils de cuisine, d’entretien ménager ou de soins personnels. Grille-pains, séchoirs à cheveux, cafetières, fours micro-ondes, rasoirs électriques et aspirateurs sont au nombre des articles visés par l’étude que veut lancer la CAQ.  

«Ce serait une bonne option d’avoir des écofrais sur les électroménagers pour s’assurer qu’ils soient recyclés, a réagi mercredi la députée de Mercier. Quand les producteurs mettent des produits sur le marché, (...) ils doivent être responsables du début jusqu’à la fin, jusqu’à ce que ça devienne un déchet».  

Selon Ruba Ghazal, le gouvernement Legault enverrait un «signal» fort contre l'obsolescence programmée des appareils en imposant des écofrais. «Ils vont avoir une pression des consommateurs qui vont dire, il faudrait qu’il y ait des produits qui durent plus longtemps», insiste-t-elle.  

Des années de délai  

Mais le ministre de l’Environnement, Benoît Charrette, n’est pas pressé. «Au niveau des petits électroménagers, on est pas du tout à la veille d’annoncer quelque implantation d’une responsabilité élargie des producteurs à ce moment-ci», a-t-il confié mercredi, à l’entrée de la réunion quotidienne des députés caquistes à l’Assemblée nationale.  

Il a souligné que l’élargissement du règlement aux gros électroménagers, qui permettra de récupérer les gaz réfrigérants et les mousses des frigos et qui a été annoncé cet automne, est une démarche initiée il y a quatre ans. «On a souvent quelques années de délai entre une première évaluation et une implantation», a précisé M. Charrette.