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Happée par une voiture, une signaleuse routière perd la vie

Maxime Deland et Jonathan Tremblay | Agence QMI

 Un troisième signaleur routier québécois est mort en moins de deux mois jeudi, cette fois en Montérégie, après avoir été happé par un véhicule. 

 Lynda Lizotte, 54 ans, a subi de très graves blessures lors de l’impact qui est survenu vers 11 h sur la route 223, non loin de Fort Lennox. La résidente de Belœil a été transportée d’urgence à l’hôpital, où elle a rendu l’âme en début d’après-midi. 

 Pour une raison encore inconnue, la signaleuse routière de la compagnie Jesna qui dirigeait la circulation a été heurtée par une voiture, dans une zone où la limite de vitesse permise est de 80 km/h. 

 Des panneaux se trouvaient pourtant le long de la route pour annoncer la présence de signaleurs. 

 Chauffeur de 85 ans 

 Le conducteur de la voiture impliquée, un homme de 85 ans, est demeuré sur les lieux à la suite de la collision. Il a été rencontré par les enquêteurs de la Sûreté du Québec pour donner sa version des faits. 

 Des spécialistes en reconstitution de scènes d’accident ont été dépêchés sur les lieux pour tenter d’établir les circonstances de la collision. 

Lynda Lizotte signaleuse routière

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 «L’enquête se poursuit, mais a priori, il n’y a pas d’éléments suspects», a précisé la sergente Éloïse Cossette. 

 Comme il s’agit d’un accident de travail, des inspecteurs de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail se sont aussi rendus sur place pour investiguer. 

 Une portion de la route 223 a été complètement fermée à la circulation pendant une partie de la journée. 

 « Ça va prendre quoi ? » 

 Ce drame devenait ainsi le troisième décès d’un signaleur routier cette année au Québec. 

 Le 8 octobre, un d’eux a perdu la vie, écrasé par un camion, sur un chantier de construction de Sainte-Clotilde, en Montérégie. Et le 24 novembre, Daniel Jacques, un Beauceron de 64 ans, a perdu la vie après qu’un conducteur ait perdu le contrôle de son véhicule sur la chaussée enneigée, à Notre-Dame-Auxiliatrice-de-Buckland. 

 « Ça n’a pas d’allure, s’est indigné jeudi Jean-François Dionne, président de l’Association des travailleurs en signalisation routière du Québec. Ça va prendre quoi pour que le ministère des Transports du Québec se décide à faire quelque chose ? » 

 Selon lui, des barrières qui protégeraient les travailleurs existent déjà. Celles-ci pourraient être exigées sur tous les chantiers afin de prévenir ce type d’accidents. 

 « À quand une sécurité pour les signaleurs ? Je suis passé à cet endroit [hier matin]. La dame travaillait très bien. Le chauffeur est allé l’atteindre dans l’accotement ! » dit-il avoir constaté.

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