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L’adaptation russe de «Révolution» est sur les rails

Samuel Pradier | Agence QMI

PHOTO COURTOISIE

La Russie est le troisième pays à adapter le format de «Révolution» dans le monde. Le producteur Guy Villeneuve et la productrice au contenu, Marianne Boulet, de Fair-Play, reviennent d’un voyage à Moscou, où ils ont supervisé les premiers tournages.

Pays de la danse de ballet par excellence, la Russie vient de commencer les tournages de la première saison de «Dance rеволуциа» ("Dance Revolution") pour Channel 1, l’un des diffuseurs publics les plus importants sur le territoire russe et dans les pays limitrophes.

«On retrouve sur le plateau russe tous les mêmes détails de l’émission qu’ici, a expliqué le producteur Guy Villeneuve. Que ce soit les fauteuils gris, les manettes, les estrades, tout l’environnement visuel est identique. Ils ont visionné la première saison et ils ont décidé de ne rien changer. C’est très flatteur pour nous.»

Quand un pays achète le concept, plusieurs options sont disponibles. La Russie, comme la Lituanie, a décidé de faire appel à l’équipe québécoise, qui a conçu le système de caméras qui permet de créer les «moments Révolution».

«Nos techniciens ont donc également travaillé lors des deux premières semaines de tournage, lors des auditions. C’est vraiment le même matériel utilisé chez nous qui est parti en Russie, ainsi que notre petite équipe de techniciens québécois.»

La seule difficulté est que l’anglais n’est pas une langue courante en Russie, et que l’équipe devait être suivie en permanence par des traducteurs pour travailler, et aussi à l’extérieur.

Des maîtres de choix

Quant au talent des candidats, il sera d’un calibre aussi élevé que chez les participants de chez nous.

«Avant même qu’ils commencent les tournages, on avait reçu des images de leur "casting", a précisé Marianne Boulet. Ils ont aussi essayé de représenter des danseurs de tous âges et tous styles confondus : hip-hop, danse traditionnelle russe, contemporain, de 7 à 50 ans... De par la variété et la diversité des candidats, on comprend qu’il y a un bel engouement, que ce sera une célébration de la danse, avec un niveau élevé.»

L’égérie locale s’appelle Alla Mikheeva. Il s’agit d’une animatrice de télévision très près des jeunes, qui a un peu le même "look" que Sarah-Jeanne Labrosse.

Reconnus dans leur milieu, les maîtres sont Alla Sigalova, une populaire chorégraphe, Sergei Polunin, un des plus grands danseurs étoiles connus à travers le monde, à la réputation sulfureuse, ainsi que Vera Brezhneva, une comédienne, animatrice et danseuse bien connue du public jeunesse russe.

«Les marchés qui ont acheté le concept voient le succès de l’émission, tant au niveau des cotes d’écoute que de la reconnaissance de l’industrie et du milieu, a indiqué Guy Villeneuve. Ils restent assez prudents pour une première saison, mais on a des discussions sur les adaptations possibles pour les saisons subséquentes.»

Des producteurs américains ont assisté au tournage de la finale de la deuxième saison de «Révolution», il y a quelques semaines, à Montréal. Des négociations sont également en cours avec la France et la Belgique, alors que la Pologne vient de mettre une option sur le concept.