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Meurtre d’un couple âgé: revers en Cour suprême pour le coupable

Agence QMI

La Cour suprême a refusé vendredi d’entendre l’appel de Travis Vader, reconnu coupable par un juge d’Edmonton des meurtres de deux personnes âgées.

Sa demande d’autorisation d’appel a été rejetée jeudi par le plus haut tribunal au pays. Il réclamait l’annulation des verdicts de culpabilité et souhaitait déclarer la nullité du procès, invoquant notamment une crainte raisonnable de partialité du juge.

En septembre 2016, il a été reconnu coupable par un juge des meurtres non prémédités de Lyle et Marie McCann, dont les corps n’ont jamais été retrouvés.

Les deux personnes âgées voyageaient dans une autocaravane de l’Alberta vers la Colombie-Britannique en juillet 2010. Leur autocaravane avait été retrouvée incendiée deux jours après leur disparition.

Family Hand Out Photo

Travis Vader a toujours clamé son innocence.

Bret McCann, le fils du couple, a fait savoir à Global News que l’annonce de jeudi était une «excellente nouvelle» et espérait que Vader finirait par dire ce qui s'était passé.

«Il doit vraiment accepter sa sentence, le verdict. Il n’a jamais reconnu sa culpabilité. Ce qu’il doit faire, en réalité, c’est dévoiler ce qu’il a fait avec les restes de mes parents», a déclaré M. McCann, joint au téléphone depuis l’Australie.

Travis Vader qui était accro à la drogue avait été arrêté environ deux semaines plus tard, mais il n’a été accusé des meurtres qu’en avril 2012. Ces accusations sont tombées deux ans plus tard parce que la Gendarmerie royale du Canada n’avait pas divulgué toutes les preuves à la défense. Il a de nouveau été accusé en décembre 2014.

Il a d'abord été déclaré coupable de meurtre au deuxième degré, en septembre 2016, mais le juge a ensuite changé pour un jugement d’homicide involontaire. Il a finalement été condamné à une peine d’emprisonnement à perpétuité, en janvier 2017.

En mai 2019, son appel a été rejeté à l’unanimité, la Cour d’appel concluant que même si le délai dépassait le plafond présumé quant à la durée raisonnable d’un procès, ce laps de temps n’était pas déraisonnable en l’espèce, compte tenu de la complexité de l’affaire.