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Agressions sexuelles: Uber Canada refuse de communiquer

Cédérick Caron | Journal de Montréal

L’entreprise derrière l’application de transport de personnes Uber a dévoilé avoir reçu 6000 dénonciations d’agressions sexuelles contre ses chauffeurs aux États-Unis, mais refuse de dire si des cas semblables ont été répertoriés chez nous. 

• À lire aussi: Près de 6000 agressions sexuelles signalées à Uber aux États-Unis

Uber a dévoilé jeudi un rapport sur la sécurité qui dénombre 5981 agressions sexuelles rapportées par des utilisateurs ou des conducteurs aux États-Unis en 2017 et 2018.

Ce rapport arrive alors que l’entreprise et son concurrent Lyft se font accuser de ne pas en faire suffisamment pour la sécurité de leurs clients. 

Depuis septembre, 34 femmes ont porté plainte contre Lyft pour des agressions sexuelles commises par des chauffeurs à bord de leur véhicule dans la région de San Francisco, en Californie.

Pas de commentaire

Il a été impossible de savoir si Uber avait réalisé ce type d’enquête au Canada, et encore moins si des cas d’agressions sexuelles ont été rapportés.

«Il n’y aura pas de commentaire puisque c’est un rapport qui concerne les États-Unis», s’est contenté de répondre Marion Urso, de l’entreprise de relation publique Zone franche, qui gère les communications d’Uber au Québec. 

De son côté, la police de Montréal affirme qu’elle n’a pas de données à ce sujet. 

En 2014, Le Journal de Montréal rapportait qu’il y avait eu 17 signalements d’agressions sexuelles perpétrées dans des taxis entre le mois de janvier et le 9 octobre de cette même année, et 29 en 2013.

Vérifications d’antécédents

Le 26 novembre, Uber a envoyé une infolettre à ses clients rappelant que l’entreprise fait une vérification des antécédents judiciaires des chauffeurs.

Le Bureau du taxi de Montréal confirme que le même type de vérification est fait auprès des chauffeurs lors du renouvellement de permis.

La colère ne fait pas seulement rage aux États-Unis. Le mouvement #UberCestOver [Uber, c’est fini] est né en France en octobre et prend de l’ampleur depuis une semaine. 

Des femmes y racontent des expériences vécues avec des chauffeurs. Parmi les exemples rapportés, on recense l’histoire d’une jeune femme qui s’est fait dire par un: «tu m’embrasses ou tu ne sors pas».

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