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Catherine Dorion ne changera pas d’approche

Patrick Bellerose | Journal de Montréal

QS Catherine Dorion

Simon Clark/Agence QMI

La députée solidaire Catherine Dorion rejette l’idée que ses frasques font ombrage aux réalisations de ses collègues et à ses propres dossiers.  

 «Je n’ai pas l’intention de changer d’approche, mais j’apprends le terrain médiatique et j’ai l’intention de l’utiliser à mesure que je m’en viens bonne», affirme Mme Dorion au terme d’une session marquée par une photo «déguisée en députée» au Salon rouge et une controverse autour du port d’un kangourou à la période de questions.

«Ce n’est pas moi qui fais dévier [l’attention médiatique]. Je ne reconnais pas ça», plaide-t-elle.  

La députée de Taschereau déplore plutôt que certains médias se concentrent sur ces histoires, plutôt que sur les dossiers de fond. «Il y a eu un moment où j’ai fait une blague, avec la photo d’Halloween. Ça a fait dévier de quel sujet? Est-ce que ça faisait dévier de ce que mes collègues poussaient ou est-ce que ça faisait dévier d’une semaine de changement de date d’Halloween?» demande-t-elle.

Catherine Dorion remarque plutôt que ses propres sorties sur les relations internationales ou celles de son collègue sur les conditions de travail des préposés dans les CHSLD privés ont «très, très peu d’échos». «La raison pour laquelle des choses frivoles ressortent autant, moi aussi, je me la pose», dit-elle.

«Je n’ai pas l’impression que, moi, je fais ombrage», ajoute la députée solidaire.

Détourner l’attention 

Mme Dorion dénonce toutefois que des députés ait menacé de la faire expulser du Salon bleu en raison de son kangourou, détournant ainsi l’attention des déboires de la CAQ. Cette semaine-là, le gouvernement Legault était dans l’eau chaude en raison des changements proposés au Programme de l’expérience québécoise pour sélectionner les immigrants.

«J’étais en colère cette semaine-là», de voir l’attention médiatique détournée.  

Intéresser à la politique

Malgré le «brouhaha» médiatique, la députée solidaire estime que son approche lui a permis d’intéresser de nouvelles personnes à la politique. «Moi, j’ai voulu amener de l’art, de la couleur, quelque chose de nouveau en politique pour intéresser tous ces gens qui ne s’y intéressent pas», rappelle-t-elle. 

D’ailleurs, même si elle a reçu quelques menaces en ligne, Catherine Dorion affirme qu’elle «compte sur les doigts d’une main» les commentaires négatifs qu’elle a reçus lors de ses rencontres avec des citoyens. «Dans la vraie vie, autant en région qu’en banlieue, ce n’est que positif», dit-elle.   

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