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Vibrant témoignage de Julie Payette, ingénieure de formation

TVA Nouvelles

Au sommet du Mont-Royal, où prenait place les commémorations en mémoire des 14 femmes tuées le 6 décembre 1989 à Polytechnique Montréal, la gouverneure générale du Canada a livré un vibrant plaidoyer en l’honneur des femmes qui font carrière en génie.

«Je suis une ingénieure. Je suis une femme ingénieure», ont été les premiers mots prononcés par Julie Payette.

Elle a enchainé qu'au moment du terrible événement survenu il y a 30 ans jour pour jour, elle était elle-même étudiante en génie, «comme ses collègues».

La femme politique et ex-astronaute, qui avait visiblement du mal à contenir ses émotions, a ensuite énuméré chacun des noms des femmes disparues.

Notons au passage que Julie Payette n’avait aucune note sur le lutrin devant elle.

«J’étais à l’université comme elles. Par choix, tout simplement. J’étais là non pas pour changer les statistiques ou défier les normes, ni par idéologie ou militantisme, j’étais là parce que j’aimais la profession et je voulais en faire une carrière» a poursuivi la gouverneure générale du pays, un léger sourire aux lèvres.


 

Julie Payette a ensuite insisté sur le fait qu’il fallait «discuter franchement» du contexte plus large dans lequel la tragédie de Polytechnique s'est inscrit.

«Derrière les actes [de Marc Lépine] se cachent un tissu de préjugés et de sexisme qui enveloppent aujourd’hui notre culture et ces préjugés sont difficiles à changer. Nous nous devons de le faire tous ensemble. Hommes, comme femmes» a-t-elle indiqué.

Julie Payette a poursuivi en invitant à la non-violence verbale et écrite, comme elle s’observe notamment dans les médias et sur les réseaux sociaux.

«Nous devons nous opposer [à la violence] pour que ces magnifiques jeunes femmes ne soient pas mortes en vain» sont les mots qui ont mis un terme à son discours empreint d’émotions.

L’entièreté du discours de la gouverneure générale se trouve en haut de page