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Fitzgibbon nie le conflit d’intérêts, mais reconnaît le questionnement

Vincent Larin | Agence QMI

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, nie être en conflit d’intérêts dans le dossier de la relance du Groupe Capitales Médias (GCM), mais reconnaît «que le questionnement peut se poser».

«L’apparence de conflit est basée sur des faits publics. Dans mon cas, je ne suis pas membre du conseil d’administration [de Transcontinental] depuis trois ans et je n’ai pas le droit d’avoir des actions dans une compagnie, j’ai une fiducie sans droit de regard», a-t-il déclaré en entrevue sur les ondes de LCN, vendredi.

 

Pierre Fitzgibbon a également nié avoir discuté le 16 août dernier avec le PDG de Transcontinental, François Olivier, à propos de la relance du GCM comme ce dernier l’a affirmé dans une entrevue au «Journal de Montréal» vendredi.

«Le 16 août, on n’a pas parlé du tout de GCM. J’ai parlé à M. Olivier avant pour le plan de relance pour voir comment, comme gouvernement, [on peut assurer] la diversification des médias, les employés puis la vivacité des régions», a expliqué Pierre Fitzgibbon en entrevue.

La discussion du 16 août aurait plutôt porté sur les «projets de relance» de Transcontinental, a-t-il ajouté.

Questionné sur le potentiel conflit d’intérêts de son ministre de l’Économie en marge du bilan de fin de session parlementaire de la Coalition avenir Québec, le premier ministre François Legault a minimisé les faits.

«Il va falloir que les deux personnes s’expliquent, de quoi ils ont parlé au juste. Je pense qu’il y a une différence sur: oui on a parlé de GCM, mais on n’a pas parlé de tel sujet. Ils auront l’occasion de s’expliquer, tous les deux», a dit le chef de la CAQ, qui n'y «voit pas d’histoire».

À force de «s’emmêler» dans différents conflits avec différentes parties dans le dossier de la relance de GCM, Pierre FItzgibbon nuit à la cause et devrait donc se retirer, estime le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

«Ce sont toutes des diversions qui nous font perdre de vue l’objectif fondamental qui est celui de sauver ces journaux et les travailleurs et travailleuses de l’information qui y œuvrent», a-t-il déploré.

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