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La police a terminé son enquête sur la collision du 22 mai

Dominique Lelièvre | Le Journal de Québec

Pourquoi un quadragénaire a-t-il heurté de plein fouet un édifice du boulevard Charest avec son véhicule, blessant douze personnes, le 22 mai dernier ? Une victime espère avoir des réponses bientôt, alors que, plus de six mois après la collision, la police a terminé son enquête.   

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Sollicité par Le Journal, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a confirmé que son enquête, notablement longue, était maintenant terminée.    

La preuve recueillie a été soumise au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) il y a quelques jours. C’est lui qui déterminera si des accusations doivent être déposées, ou non.    

Ce travail peut prendre des jours comme des semaines, a expliqué le DPCP. En attendant, le SPVQ, qui a rencontré plusieurs témoins dans ce dossier, n’a pas voulu dévoiler ses conclusions.    

Content  

«C’est certain que je suis content. Il faut que ça avance», a réagi le directeur de La Ruche Québec, Nicola Potvin, lui qui vient tout juste, cette semaine, d’entreprendre un retour progressif au travail.    

En mai, la police avait seulement écarté l’hypothèse de la conduite avec les facultés affaiblies.    

«C’est certain que ça ne peut pas s’arrêter là. On doit savoir ce qu’il s’est passé. Peut-être que ce n’était pas criminel. Est-ce que c’est une médication qui n’a pas été prise? Il y a certainement une raison qui explique tout ça», se questionne l’homme.    

M. Potvin discutait avec une réceptionniste quand un véhicule utilitaire sport l’a frôlé, éventrant la cafétéria des locaux occupés par son organisme et les espaces de travail partagés La station, au rez-de-chaussée du 20, boulevard Charest Ouest, à Québec.    

Avec un collègue, il a même aidé l’automobiliste de 47 ans, qui est sorti par lui même de son véhicule, l’air perdu et sans parler, se souvient M. Potvin.    

Confiance  

Il soutient ne ressentir «aucune rancoeur» et avoir «confiance dans le système». «Si on juge qu’il y a matière à poursuite, c’est évident qu’il faut aller de l’avant», dit-il.    

Le père de trois enfants a subi une commotion cérébrale et une entorse cervicale, entre autres. Il est suivi en réadaptation depuis. Encore aujourd’hui, il a du mal à tenir une conversation longtemps, mais il va «de mieux en mieux». Il ne devrait garder aucune séquelle permanente.    

Par ailleurs, les travaux de reconstruction des locaux endommagés sont sur le point de se conclure et les travailleurs devraient y retourner graduellement à partir du 16 décembre, a révélé le directeur général de La station, Aina Rakotoarinivo.    

Depuis qu’un deuxième accident est survenu au même endroit à la fin juillet, la Ville de Québec a installé des blocs de béton pour protéger le bâtiment et des panneaux rouges indiquent clairement aux automobilistes la présence d’un virage.