/news/law

L’ancien chef de police de Wendake veut s’adresser directement au Ministre de la Justice

Kathleen Frenette | Le Journal de Montréal

Débouté en Cour d’appel et en Cour suprême, l’ancien chef de police de Wendake, Éric Gros-Louis, qui dit détenir «une preuve nouvelle» visant à l’innocenter des accusations dont il a été trouvé coupable, entend s’adresser directement au ministre de la Justice.  

«Lorsque tu es victime d’une erreur judiciaire qui occasionne des préjudices graves, il faut aller en révision judiciaire. Au cours des prochains jours, je ferai donc parvenir ma demande au ministre David Lametti», a-t-il mentionné dans le cadre d’une entrevue accordée au Journal.    

Selon ce qu’il mentionne, l’informateur à qui il a versé la somme de 7000$ pour obtenir des renseignements se serait manifesté au printemps dernier, un peu avant qu’une peine de huit mois à être purgée dans la communauté ne lui soit imposée par le juge Pierre Rousseau.    

«L’informateur avec qui j’ai fait affaire était outré parce que la Sûreté du Québec n’a jamais tenté de communiquer avec lui», a-t-il confié.    

«Il est prêt à dire qu’il a reçu l’argent, qu’il a signé le reçu et il veut parler des renseignements qu’il a donnés pour obtenir cet argent, à savoir le trafic des armes à feu sur le territoire de Wendake», a-t-il ajouté.    

Si jamais le ministre de la Justice accède à la demande de l’ancien chef de police, son dossier pourrait être renvoyé devant la Cour du Québec pour qu’il subisse un nouveau procès, ou encore, la Cour d’appel pourrait être obligée de se pencher sur les nouveaux éléments allégués par l’homme.