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Massacre de Polytechnique: Trudeau appelle à en faire plus

Émilie Bergeron

Les partis fédéraux ont tour à tour reconnu vendredi que les violences perpétrées contre les femmes persistent au Canada, 30 ans après le massacre de Polytechnique de Montréal. 

«La réalité est [que] les choses n’ont pas suffisamment changé», a déclaré le premier ministre Trudeau devant les députés rassemblés dans l’enceinte de la Chambre des communes pour commémorer le féminicide qui a coûté la vie à 14 femmes, le 6 décembre 1989. 

«Les femmes, filles et personnes [des communautés LGBTQ] font toujours face des violences inacceptables qui pourraient être prévenues», a ajouté M. Trudeau. 

Le chef libéral a réitéré l’engagement de son gouvernement minoritaire à bannir les armes d’assaut et appelé à en faire plus pour contrer les violences perpétrées contre les femmes. 

Le chef conservateur Andrew Scheer a de son côté appelé à des «actions concrètes» sans fournir davantage de détails. 

«En tant que père de trois filles merveilleuses, que frère de deux sœurs brillantes et mari d’une femme sans pareil, ça me fait mal de penser que ces femmes que j’aime tant et toutes les femmes aujourd’hui doivent encore se préoccuper de leur sécurité parce que ce sont des femmes », a-t-il dit. 

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet a pour sa part cédé la parole à une femme, Andréanne Larouche, députée de la circonscription de Shefford, qui a pris le temps de dire le nom de chacune des victimes. 

«Pour vous, nous devons agir», a-t-elle dit dans un discours empreint d’émotions où elle a invité à la lutte contre la misogynie et la haine. 

«Le Québec tout entier vit encore, 30 ans plus tard, avec ce fardeau, ce sentiment désagréable de s’être sali», a-t-elle ajouté. 

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a de son côté dit être horrifié de constater que les violences contre les femmes continuent d'être monnaie courante et insisté sur l'importance de bien financer les organismes qui leur viennent en aide. 

«C'est ici que tous les deux jours et demi, une femme ou une fille est tuée dans notre pays, le plus souvent par quelqu'un qu'elle connaît.»

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