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Un mauvais mois de novembre pour l'emploi au Québec

Agence QMI

 Le Québec a connu un mauvais mois de novembre au chapitre de l'emploi puisque près de 45 100 postes ont été perdus, ce qui a fait croître le taux de chômage dans la province à 5,6 %. 

 Statistique Canada a souligné que le recul était essentiellement observable dans le secteur de la fabrication ainsi que des services d'hébergement et de restauration. 

 Entre octobre et en novembre, il s’est perdu environ 32 700 emplois à temps plein et près de 12 400 à temps partiel. En comparaison, note l’agence fédérale, l’Ontario a augmenté son nombre d’emplois d’environ 15 400 (gain de 30 900 emplois à temps plein et une perte de 15 500 à temps partiel). 

 L'emploi au Québec a reculé en novembre de 29 600 dans le secteur privé, de 11 900 dans le secteur public et de 3600 chez les travailleurs indépendants. En outre, le taux d'activité (-0,3 point) et le taux d'emploi (-0,7 point) ont aussi reculé, se fixant respectivement à 64,7 % et à 61,1 %. 

 L’Institut de la statistique du Québec note que si la vigueur du marché du travail demeure en progression sur un an, elle vient de connaître son repli le plus important en 2019, ajoutant que la qualité des emplois est en hausse, malgré un léger recul mensuel. 

 «Malgré cette baisse mensuelle, l'emploi total au Québec a augmenté de 45 000 (+1,0 %) par rapport à 12 mois plus tôt», a souligné Statistique Canada. En Ontario, on observe une hausse de 234 000 emplois en un an. 

 N’empêche, «le recul de novembre appuie le constat d’un ralentissement de cadence sur le marché du travail québécois», a fait savoir l’économiste Joëlle Noreau du Mouvement Desjardins. 

 Selon l’Institut de la statique du Québec, l'emploi au Québec a augmenté de 74 200 (+ 1,7 %) au cours des 11 premiers mois de 2019, comparativement à la même période de l'année précédente. 

 Le taux de chômage en hausse à l'échelle canadienne 

 Au Canada, le taux de chômage a crû de 0,4 point de pourcentage pour s'établir à 5,9 % en novembre. L’emploi a aussi reculé au pays de 71 200 (-0,4 %) en novembre, et ce, après avoir atteint un niveau stable en octobre. 

 Pour l’économiste principal Benoit P. Durocher, de Desjardins, «l’ampleur de la baisse de l’emploi survenue en novembre est évidemment décevante. Cela dit, on ne peut pas vraiment s’en surprendre considérant la grande volatilité des résultats mensuels de l’emploi. Compte tenu des hausses très élevées observées au cours des derniers mois, ce n’était qu’une question de temps avant qu’un retour du balancier ne survienne». 

 Sur un an, l'emploi a toutefois progressé de 293 000 (+1,6 %), et cette croissance est largement attribuable au travail à temps plein, ajoute l’agence fédérale. Au cours de la même période, le nombre total d'heures travaillées s'est accru de 0,2 %. 

 De façon générale, l'emploi a reculé chez les hommes de 25 à 54 ans et chez les femmes de 55 ans et plus.