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Des clients désertent la rue Sainte-Catherine à l’approche des Fêtes

TVA Nouvelles

Alors que la période de magasinage bat son plein, les commerces de la rue Sainte-Catherine, dans le centre-ville de Montréal, n’enregistrent pas l’achalandage escompté.

Alors que les piétons occupent les trottoirs de la rue Sainte-Catherine, les magasins, quant à eux, sont plutôt vides. Les commerçants attendent le retour des clients qui ont déserté en raison des travaux d’envergure qui ont bloqué la rue Sainte-Catherine pendant tout l’été.  

Cette dernière est en voie de devenir une rue piétonne, ce qui rime avec moins de stationnements.  

«La baisse était quand même assez considérable, je dirais, peut-être même jusqu'à peu près 50% de moins» explique Roger Azuelos de la Boutique Emmanuel.  

Comme les travaux doivent reprendre au printemps, certains commerçants s’inquiètent carrément pour leur survie. 

«Ça doit retourner à la normale, sinon tu vas avoir la moitié de Sainte-Catherine fermée» croit Phil Iachino de la boutique Chaussures Berti. Comme plusieurs autres commerçants, il a vu son chiffre d’affaires baisser au cours des derniers mois. 

Selon M. Iachino, les clients auraient démontré une certaine impatience en lien avec la construction et le stationnement, entre autres. 

Selon Jean-François Belleau du Conseil canadien du commerce de détail, les grandes bannières de la rue Sainte-Catherine survivent parce qu’elles ont «les reins solides». 

«Ça risque d'être très difficile pour les petits commerçants dans les six prochains mois. Ils doivent avoir très hâte à l'été pour que les travaux soient terminés» croit M. Belleau. 

La banlieue plutôt que la ville 

Sur la Rive-Nord de Montréal, en revanche, les stationnements débordent. Certains s’installent même sur les terre-pleins. D’après des clients interrogés sur place, la cohue des stationnements est préférable au centre-ville de Montréal. 

«Je ne vais jamais au centre-ville. C’est trop loin et c’est trop difficile d’accès» a dit une cliente à TVA Nouvelles. 

«C'est sûr que les cônes orange, ça donne pas trop envie d'aller au centre-ville, donc on se rend plus sur la Rive-Nord» indique une autre personne interrogée.