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Il meurt d’une rare infection causée par le léchage de son chien

Agence QMI

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Maurizio Massetti - stock.adobe.com

Un Allemand est mort d’une infection causée par les léchages de son chien, selon des scientifiques.

L’homme de 63 ans a été admis à l'hôpital de la Croix-Rouge à Brême, en Allemagne, a contracté une infection par la bactérie «capnocytophaga canimorsus», qui se trouve le plus souvent dans la bouche des chats et des chiens et est transmise aux humains dans de rares cas, généralement par une morsure d'animal.

Dans un article publié cette semaine dans l’«European Journals of Case Reports in Internal Medecine», les auteurs demandent aux propriétaires d’animaux de compagnie de consulter un médecin s’ils présentent des symptômes grippaux sévères.

«Les propriétaires d'animaux doivent consulter d'urgence un médecin si leurs symptômes dépassent ceux d'une simple infection virale. Dans ce cas, on parle de difficultés respiratoires graves et d’importantes tâches cutanées», a écrit l'autrice principale du rapport, Naomi Mader, interne de l’hôpital.

Les personnes alcooliques, immunodéficientes ou vivants sans rate sont plus à risque de contracter la bactérie. Toutefois, le Brêmois n’était atteint d’aucune de ces conditions, indique l’étude.

De plus, il n’a pas été mordu et n’a reçu que des léchages de son chien, avant d’être admis à l’hôpital.

L’homme a été admis avec une forte fièvre et des difficultés respiratoires (dyspnée). La veille de son arrivée, une éruption cutanée est apparue sur son visage. Des douleurs nerveuses et musculaires aux jambes ont aussi conduit à des saignements sous-cutanés.

Le patient présentait également une lésion rénale, un dysfonctionnement hépatique, une hypoxie –un manque d’oxygénation des tissus – et n'urinait plus.

Les médecins ont placé sous antibiotiques en raison de la septicémie – une infection du sang -, mais n’ont pu établir le véritable diagnostic qu’après quatre jours.

Malgré le traitement adapté, l’état de l’homme s’est aggravé et est mort après 16 jours de défaillances multiples de ses organes.

L’article note que «capnocytophaga canimorsus» est mortel chez environ 25% des patients, mais que les statistiques élevées pourraient être inexactes, en raison du nombre limité de recherches sur cette maladie.

«Les médecins confrontés à de tels patients devraient poser des questions sur les contacts avec les chiens et les chats», ont suggéré les auteurs à d'autres médecins.

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