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«Playmobil: le film»: un immense gâchis

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

En voulant surfer sur la vague de succès des films consacrés aux Lego «Playmobil: le film» ne fait qu’abrutir.

Le premier film «Lego» était un pur ravissement, magie et enchantement étant au rendez-vous puisque petits et grands retrouvaient le plaisir d’inventer des mondes imaginaires et d’y vivre des aventures magiques.

«Playmobil: le film» ne parvient jamais à ressusciter cette impression. Le long métrage dont l’animation – très bonne – a été faite dans les studios de Montréal, échoue à générer un quelconque sentiment d’émerveillement, pourtant de saison en cette période des Fêtes.

Marla (Anya Taylor-Joy) et son jeune frère Charlie (Gabriel Bateman) vivent dans une grande ville. La catastrophe frappe lorsque leurs parents sont tués. Le garçon s’enfuit et Marla court à sa recherche, la sœur et le frère se trouvant bientôt happés par le monde tout en plastique des Playmobil. En devenant des figurines, les deux protagonistes changent radicalement d’aspect, Charlie se transformant en viking, tandis que Marla se voit affublée de vêtements bien normaux et de cheveux courts.

L’aventure en elle-même se déroule partout, chez les cowboys, au cirque, chez les pirates, dans un royaume enchanté et autant de mondes qu’il en faut pour rappeler aux enfants (et surtout aux parents) qu’il faut penser à mettre des Playmobil sous le sapin.

On n’échappe pas à un ennui profond en suivant ces péripéties qui semblent avoir été pensées et construites comme une recette, celle destinée à attirer les cinéphiles dans les salles obscures par le seul prétexte de la mention du nom d’un jouet adoré. Et ça, c'est triste.

Note: 1 sur 5

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