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Rencontre au sommet: Jason Kenney à Ottawa cette semaine

Agence QMI

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, doit rencontrer son homologue fédéral Justin Trudeau au début de la semaine pour négocier une «entente plus équitable» pour sa province.

Dès dimanche et jusqu’à mardi, M. Kenney et plusieurs de ses ministres seront en mission à Ottawa pour discuter de plusieurs sujets épineux. Il s’agira d’un premier tête-à-tête entre MM. Kenney et Trudeau depuis l’élection de ce dernier, en octobre.

L’Alberta réclame qu’Ottawa s'occupe de ses préoccupations, notamment en ce qui a trait à la construction d'oléoducs pour lui permettre d'exporter son pétrole plus aisément et à la formule de la péréquation.

Le gouvernement albertain estime qu’il est urgent d'achever le projet d’agrandissement de l'oléoduc Trans Mountain, qui transporte le pétrole brut entre les raffineries de l’Alberta, la Colombie-Britannique et les États-Unis.

L’objectif est d’allonger et de doubler la capacité de cette infrastructure achetée par Ottawa pour 4,5 milliards $ devant l’incertitude qui entourait son expansion.

Même si Ottawa a donné le feu vert à ce projet, l’Alberta s’inquiète qu'aucun autre pipeline ne puisse être construit à l'avenir en raison de l’adoption du projet de loi 69 (qualifiée par plusieurs d’anti-pipelines), qui révise le fonctionnement de l'évaluation environnementale des grands projets.

«Ces politiques fédérales sont discriminatoires à l'égard de l'Alberta, a soutenu vendredi Jason Kenney. Ils constituent une attaque inconstitutionnelle contre notre province et signalent aux investisseurs que le Canada, et en particulier l'Alberta, ne prend pas au sérieux le développement de ses ressources naturelles.»

Autre sujet de discorde, la péréquation, que M. Kenney souhaite ardemment reformer. «Les Albertains ont versé plus de 600 milliards $ en transferts nets au reste du Canada depuis 1960, dont 200 milliards $ au cours de la dernière décennie - alors même que notre province a subi son pire ralentissement économique depuis la Grande Dépression», a-t-il expliqué, tout en soulignant que son gouvernement ne voulait qu’un «un accord équitable».

En plus de rencontrer Justin Trudeau, Jason Kenney doit rencontrer d’autres élus ainsi que des chefs d'entreprise.

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