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Des activistes s’invitent dans une porcherie

Jonathan Tremblay - Le Journal de Montréal

CAPTURES D'ÉCRAN, FACEBOOK

Un groupe d’activistes véganes a pris d’assaut une porcherie de la Montérégie au petit matin, hier, en s’introduisant illégalement pour s’asseoir devant les bêtes en cages.       

L’introduction par effraction initiée par DxE (Direct Action Everywhere), un groupe d’activistes non violents qui prônent la justice sociale, aurait été perpétrée vers 4 h, à la ferme Porgreg, sur la route Marcel-Grégoire, à Saint-Hyacinthe.       

Durant près de sept heures, 11 d’entre eux, vêtus de masques et de combinaisons, se sont installés par terre, devant une centaine de porcs en cages individuelles, pour tenter d’exposer le mauvais traitement qu’on leur réserve.       

  

Deux détenus       

« On demande à ce que les médias aient accès à cet établissement, car c’est atroce ce qu’ils font vivre aux porcs. On va lancer une pétition pour sauver ces cochons », lance avec conviction Anne Saughnessy, dans une vidéo tournée en direct, hier.       

« C’est inacceptable de faire subir ça à des animaux. C’est épouvantable », renchérit Annick Dion, une autre militante du groupe qui n’était cependant pas présente.       

La Sûreté du Québec a procédé à l’arrestation des intrus, a confirmé sa porte-parole Stéphanie Jauvin. Deux d'entre eux en été gardés en détention samedi, avant d'être relâchés sous promesse de comparaître dimanche.

Les 11 militants pourraient faire face à des accusations d’introduction par effraction.   

Les éleveurs de porcs du Québec déplorent les gestes de la sorte, que l’organisation qualifie de « vraiment inquiétants et tristes pour notre société ».       

 

 

Graves conséquences       

« Il y a de graves conséquences, affirme son président, David Duval. Il peut y avoir une introduction de maladies potentiellement mortelles pour les animaux, en plus de leur causer un énorme stress. »        

M. Duval assure que le processus est bien entamé afin que les fermes porcines du Québec, « meneur de file », tendent vers le « bien-être animal », d’ici 2024. C’est-à-dire que les bêtes devront être dans des enclos collectifs et non individuels.       

« Je connais les propriétaires de cette ferme, et elle est en grande partie convertie. Ce sont des modifications qui ne se font pas du jour au lendemain », conclut-il.       

Les propriétaires de la ferme Porgreg ont préféré ne pas commenter l’affaire.       

DxE prévoit organiser une autre manifestation ce soir même dans un restaurant de Montréal, a-t-on appris. En septembre, le groupe avait chanté dans les rangées d’un Costco de la métropole, en guise de protestation.       

  

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