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La facture salée des jeux vidéo

TVA Nouvelles

Depuis quelques années les adeptes de jeux vidéo sont sollicités financièrement de façon constante, ce qui peut entraîner une dépendance. Un jeune adulte de Montmagny, dans Chaudière-Appalaches, tient à émettre une mise en garde.

Un jeu vidéo coûte en général 80$, mais il faut compter aussi les options qu'il faut acheter en plus, comme de meilleures performances, ou des costumes différents. La facture monte vite et, une fois qu'ils ont mis la main dans le tordeur, plusieurs joueurs se retrouvent avec des factures salées.

«Les jeunes ne sont plus cyberdépendants parce qu'ils ont trop de fun, ils sont cyberdépendants parce qu'ils n'ont pas le choix de jouer 5, 6, 7 heures en ligne à un jeu de manière gratuite s'ils veulent débloquer l'item», affirme Joey Aubé. 

Les microtransactions, c’est ce montant que le joueur doit débourser pour évoluer dans le jeu, un phénomène qui sème l'inquiétude.

«Les jeux de grande facture comme les jeux de sports, majoritairement, ou certains jeux de combat, comme "Call of Duty", etc., ont de plus en plus de techniques prédatrices, qui forcent carrément les jeunes joueurs à dépenser davantage d'argent parce qu'ils n’ont pas toutes les récompenses qu'ils souhaitent s'ils le jouaient uniquement gratuitement», ajoute Joey

Le problème, c'est que ces jeux se retrouvent régulièrement entre les mains de mineurs. Le Centre Cyber-aide surveille la situation de près. 

«Ça va dans le circuit neuronal du plaisir, dans la récompense. Ça va chercher aussi, justement, le gain, toujours vouloir avoir plus, plus. La reconnaissance, la valorisation», explique Cathy Tétreault, directrice et fondatrice du Centre Cyber-aide.

«Alors, oui, de plus en plus, les jeunes, sans s'en rendre compte, jouent à des jeux de hasard et d'argent, mais en même temps, c'est des jeux de console, alors ce n'est pas clair pour personne», poursuit Mme Tétreault

Joey demande au gouvernement de légiférer ces plateformes. «Apparemment, il faut changer la définition de la loi sur le jeu de hasard et inclure les jeux en ligne et les microtransactions, les "loot box" parce que nos jeunes sont vraiment accrochés là-dessus et ce sont des victimes», conclut Joey. 

À l'approche du temps des Fêtes, le Centre Cyber-aide invite les parents à la vigilance et surtout à s'informer sur les jeux offerts en cadeau à leurs enfants.