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Poupée enfant érotique: l'ex-avocat accusé choisit de ne pas témoigner

Kathleen Frenette | Journal de Québec

Accusé de possession et d’importation de pornographie juvénile après s’être fait livrer à son domicile une poupée érotique sexuelle à l’allure enfantine, l’ancien avocat de défense Antoine Gagnon a choisi de se murer dans le silence. 

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Quelques minutes avant que l’accusé ne fasse connaitre son choix, le juge Jean Asselin a fait connaitre sa décision en lien avec la preuve technique présentée par la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Valérie Lahaie, dans le cadre du procès. 

En défense, les avocats de Gagnon, Me Kamy Pelletier et Me Gervais Labrecque espéraient voir tomber la preuve informatique recueillie à même l’un des ordinateurs de l’accusé par les enquêteurs du service de police de la ville de Québec. 

Seule une partie de cette preuve technique, récoltée grâce à un site d’archivage de pages web en 2019, a été rejetée par le magistrat. 

Plus de 3700 sites visités 

Ainsi, des 3768 sites internet consultés par l’accusé, le Tribunal a accepté en preuve les 110 liens consultés avant le 17 avril 2017, jour présumé de l’achat, et qui font référence à des poupées sexuelles. 

« Entre le 17 avril 2017 et le 9 mai 2017, 121 visites renvoient à des pages de ventes de poupées sexuelles d’apparence adolescente et dix-huit de ces visites renvoient à des pages de poupées sexuelles d’apparence enfant», a rappelé le président du Tribunal.  

Le magistrat a également retenu qu’entre les mois d’avril et mai 2017, plus de 222 visites de sites internet ont «donné un lien URL» où le titre du site web qui y est rattaché contient le mot clé «young» ou «teen». 

Hauteur d’un enfant de 5 ans 

Rappelons qu’en mai 2017, Gagnon qui agissait alors à titre d’avocat de la défense, s’est fait livrer à sa résidence personnelle une poupée en silicone qui mesure un mètre, soit la hauteur d’un enfant de 5 ans. 

Via un site chinois, l’accusé a trouvé sa nouvelle acquisition qui a été interceptée par les douaniers à Mirabel lors de la livraison. 

Dans la boite, on retrouvait la tête de la poupée, détachée du corps, et le tout était recouvert d’un sac contenant des accessoires. 

Une paire de bas mi-cuisses, une petite jupette blanche et bleu, une perruque de couleur rose. 

Les plaidoiries doivent avoir lieu mercredi.

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