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Québec veut réformer le statut de l’artiste

Agence QMI

Periode des questions

Simon Clark/Agence QMI

Deux ex-ministres de la Culture, la péquiste Louise Beaudoin et la libérale Liza Frulla, ont été chargées par le gouvernement Legault de mener des consultations en vue de réformer le statut de l’artiste, une demande de longue date du milieu. 

La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, en a fait l’annonce lundi matin. 

Liza Frulla et Louise Beaudoin vont rencontrer des regroupements concernés par la révision des lois afin de recueillir leurs points de vue et devront ultimement fournir des recommandations dans un rapport attendu pour l’été 2020. 

«Si nous voulons préserver cette culture dont nous sommes fiers, nous avons le devoir de soutenir celles et ceux qui la font vivre et la font exister tant chez nous que dans le reste du monde», a déclaré Nathalie Roy par voie de communiqué. 

Avec ses quelque 170 000 travailleurs, le secteur culturel représente pas moins de 3,5 % du PIB québécois. 

Les deux lois concernées par cette modernisation, la Loi sur le statut professionnel des artistes de la scène, du disque et du cinéma et la Loi sur le statut professionnel des artistes des arts visuels, des métiers d'art et de la littérature ont été adoptées en 1987 et 1988 respectivement. Elles n’ont pas été modifiées depuis dix ans. 

La réforme du statut de l’artiste est une demande de longue date du milieu de la culture au Québec, comme le rappelle le directeur général de l’Union des écrivains et écrivaines du Québec (UNEQ), Laurent Dubois. 

Par l’exemple, l’UNEQ dit espérer qu’une nouvelle loi lui permettra enfin de «négocier des ententes-cadres fixant les conditions minimales de travail» des écrivains. 

«Les écrivaines et les écrivains, obligés de négocier individuellement leurs contrats et leurs conditions d'écriture, sont souvent vulnérables aux abus. Cette injustice doit cesser. Nos membres seraient-ils considérés comme une sous-catégorie d’artistes? Je n'ose le croire», a-t-il réagi, par voie de communiqué, après l’annonce de la consultation par la ministre Nathalie Roy.