/sports

«Sur le terrain, ça ne changeait presque rien»

TVA Nouvelles

Selon le fondeur québécois Alex Harvey, l’Agence mondiale antidopage (AMA) ne va pas assez loin avec les sanctions imposées à la Russie. Il rappelle que cela ressemble beaucoup à ce qui s’était passé avant les Jeux d’hiver de Pyeongchang en 2018, auxquels il a participé. 

Le drapeau russe est exclu, mais les athlètes de ce pays peuvent tout de même participer aux compétitions sur une bannière neutre. 

«Sur papier, en théorie, c’était très bien. Finalement, on s’est rendu compte qu’en pratique, sur le terrain, ça ne changeait presque rien», a-t-il dit dans une entrevue accordée à Julie Marcoux. 

Les athlètes russes étaient entourés des mêmes entraîneurs, les mêmes équipes médicales, les mêmes directeurs sportifs. Alex Harvey a rappelé que l’équipe des athlètes russes a remporté l’or au hockey masculin et c’est l’hymne national russe qui a été entendu dans l’aréna. 

«Pour moi en ski de fond, absolument rien n’avait changé à Pyeongchang», a affirmé Alex Harvey. 

Le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges croit que l’AMA tente de plaire aux deux camps. Il y a un effet «wow» sur le plan politique, mais on permet aux athlètes de participer. 

«J’ai l’impression qu’on se situe vraiment entre les deux et qu’on ne veut pas froisser trop trop l’ordre établi», a-t-il ajouté. 

Alex Harvey juge que les Jeux olympiques sont rendus trop gros et ont des coûts trop faramineux. Il doute que ce système soit durable. 

«Quand j’étais jeune, c’était tellement un rêve d’aller aux Jeux olympiques. C’était un gros spectacle de voir ça à la télévision. Mais plus on en apprend sur les Jeux et tout ce qui est derrière ça, les processus pour essayer de tenir des Jeux olympiques, on voit dans les documents que c’est un spectacle que ces gens-là s’organisent pour eux-mêmes», a-t-il expliqué en parlant du Comité international olympique. 

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus. 

Dans la même catégorie