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Washington saisit le Conseil de sécurité de l'ONU du risque de «provocations» nord-coréennes

Les États-Unis ont demandé lundi une réunion cette semaine du Conseil de sécurité des Nations unies pour évoquer le risque d'une «escalade dans les provocations» de la Corée du Nord après ses «récents tirs de missiles».

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«À la lumière des récents événements sur la péninsule coréenne», Washington, qui préside le Conseil de sécurité pendant tout le mois de décembre, souhaite organiser «cette semaine une discussion sur la Corée du Nord», a déclaré un porte-parole du département d'État américain.

Cette discussion devra notamment porter sur «les récents tirs de missiles et la possibilité d'une escalade dans les provocations de la Corée du Nord», a-t-il ajouté.

L'administration de Donald Trump a en revanche renoncé à organiser une réunion de cette même instance spécifiquement dédiée aux droits humains en Corée du Nord, sur fond de nouvelles tensions entre les deux pays. Cette réunion était initialement envisagée pour mardi, mais le porte-parole n'a pas précisé si celle sur les tirs de missiles aurait lieu à la même date.

Après avoir multiplié ces derniers mois les tirs de missiles de courte ou moyenne portée, dont l'importance a été minimisée par Donald Trump, Pyongyang a annoncé dimanche avoir mené un «test très important» depuis sa base de lancement de satellites de Sohae.

Parallèlement, le ton monte entre le régime de Kim Jong Un et les États-Unis, avec des échanges verbaux qui rappellent parfois les tensions extrêmes de 2017, avant le réchauffement spectaculaire et les trois rencontres historiques entre les deux dirigeants.

«Kim Jong Un est trop intelligent et a beaucoup trop à perdre, voire tout, à agir de façon hostile», a prévenu dimanche le président américain.

Kim Yong Chol, qui a mené les négociations côté nord-coréen jusqu'à l'échec du sommet de Hanoï en février, a raillé lundi les «mots et tournures bizarres» de Donald Trump, le qualifiant de «vieillard irréfléchi et incohérent».

La semaine dernière, Pyongyang s'en était déjà pris directement au locataire de la Maison-Blanche, pour la première fois depuis les tensions de 2017, en faisant mine de s'inquiéter d'une «rechute» du «gâteux», comme Kim Jong Un l'avait nommé avant leur première rencontre de juin 2018. 

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