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Construction: année record pour les chantiers au Québec

Agence QMI

GEN-Visite des medias du chantier de l'Žchangeur Turcot

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

L’industrie de la construction a tourné à plein régime au Québec cette année si bien qu’il y a eu 177 millions d'heures travaillées à travers la province, soit une hausse de 9 % comparativement à 2018, selon la Commission de la construction du Québec (CCQ), qui anticipe un léger repli l’an prochain.

Il s’agit d’un niveau record, souligne le CCQ dans son rapport «Perspectives 2020» publié mardi. Le précédent record datait de 2012 avec un nombre d'heures travaillées de 165,5 millions.

«Fait exceptionnel, toutes les régions ont pu profiter des bonnes performances de 2019 et aucune n’a subi de recul, une première depuis que la CCQ compile des données par région de travail, soit 1971», précise-t-on dans le rapport.

Par ailleurs, la CCQ table sur une vigueur en 2020, et ce, malgré un ralentissement. «Un léger repli est attendu en 2020, avec un total de 173,5 millions d’heures travaillées, en baisse de 2 %», a-t-elle précisé.

En l’occurrence, le secteur du génie civil et de la voirie devrait enregistrer une baisse de 6 %, à 33 millions d'heures travaillées, en raison notamment de la fin de la construction du nouveau pont Samuel-De Champlain.

Autre repli prévu, celui du secteur industriel, avec 11,5 millions heures travaillées prévues soit 4 % de moins qu'en 2019. C’est le contexte mondial avec notamment l’incertitude concernant les marchés qui serait la cause de ce «déclin modéré».

Quant au secteur institutionnel et commercial, il continuera de profiter des projets déjà lancés et la CCQ s’attend à une stabilité l’an prochain avec près de 100 millions d’heures.

En outre, la Commission est optimiste pour le secteur résidentiel avec 31 millions d'heures travaillées prévues en 2020, ce qui correspond à un léger recul anticipé de 3 %.

«Malgré une diminution dans l'émission de permis de bâtir, le marché de la revente restera fort et favorisera les vendeurs, alors que les bas niveaux de stocks d'unités invendues et les faibles taux d'inoccupation dans les logements locatifs maintiendront une pression sur la demande de logements», a noté la CCQ.