/news/law

Crimes sexuels sur des victimes mineures: un homme fait face à 36 chefs d'accusation

Catherine Bouchard | Le Journal de Québec

Un homme qui aurait commis de multiples infractions de nature sexuelle contre au moins sept victimes d’âge mineur a été ramené devant le juge, mardi matin, au palais de justice de Québec.

Bien qu’il ne soit âgé que de 28 ans, Christian-Amisi Amuli possède une feuille de route criminelle impressionnante qui s’est ouverte en 2014 lorsqu’il a été accusé de possession de stupéfiants.

Par la suite, Amuli a reçu différentes peines de détention pour des accusations d’agression armée, de vol, de trafic de stupéfiants ou encore d’entrave.

Agression sexuelle

Le 22 octobre dernier, il aurait agressé sexuellement une victime, puis, à la suite d’une enquête menée par l’unité d’exploitation sexuelle sur les mineurs (ESM) du module des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) et de la Sûreté du Québec (SQ), 36 chefs d’accusation ont été portés contre lui.

Selon l’acte d’accusation, les gestes posés par l’accusé se seraient produits entre janvier 2016 et août 2018.   

On lui reproche notamment des infractions en matière de leurre, de proxénétisme et d’agression sexuelle sur des victimes d’âge mineur.

Des accusations de trafic de stupéfiants, d’incitation à des contacts sexuels, de harcèlement, de production et d’accession à de la pornographie juvénile, de séquestration et de menace de mort ont également été portés contre Amuli qui est demeuré de glace dans la boite des accusés. Il reviendra en Cour le 17 janvier prochain.

Victimes recherchées

Selon les informations transmises par le SPVQ, plusieurs des victimes d’Amuli ont été identifiées notamment grâce à la structure de gestion des enquêtes sur les crimes en série (GECS), coordonnée par la Sûreté du Québec.

«Il s’agit d’une structure de commandement unifiée au sein de laquelle les services de police québécois travaillent en partenariat afin d’identifier rapidement les crimes commis par des prédateurs et de procéder à leur arrestation», a fait savoir Sandra Dion, porte-parole au SPVQ.

Comme Amuli pourrait avoir fait d’autres victimes, tout renseignement peut être transmis au SPVQ en composant le 911 ou encore via le 418 641-AGIR.

- avec la collaboration de Catherine Bouchard