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Hausse du temps d’attente en santé au Québec, selon l’Institut Fraser

Agence QMI

Urgence

Simon Clark/Agence QMI

Le temps d’attente pour recevoir des traitements médicaux nécessaire a légèrement augmenté au Québec cette année par rapport à 2018, mais la province se classe toujours en deuxième place pour les délais, selon un sondage annuel de l’Institut Fraser.

Le temps d’attentes rapporté par les médecins est de 16,3 semaines au Québec en 2019, tout juste derrière l’Ontario à 16 semaines. La moyenne canadienne est de 20,9 semaines, soit les délais les plus élevés jamais enregistrés par l’Institut Fraser, à l’exception de 2017 (21,2 semaines) depuis qu’a été réalisée la première étude annuelle à ce sujet en 2013.

L’an dernier, les délais pour recevoir des traitements dans 12 spécialités médicales étaient de 15,8 semaines au Québec, encore derrière l’Ontario qui était alors à 15,7 semaines.

«Suite à des améliorations considérables l’année dernière, le temps d’attente pour recevoir les traitements médicaux nécessaire au Québec semble repartir à la hausse», a affirmé par communiqué Bacchus Barua, directeur adjoint des études sur les politiques de santé de l’Institut Fraser et coauteur du rapport.

C’est au Québec que la proportion de la population en attente de traitement est la plus faible au pays à 1,7 %, tandis qu’elle est de 5,8 % en Nouvelle-Écosse, la plus forte au Canada.

Malgré sa bonne performance par rapport aux autres provinces, le Québec n’a pas de quoi se vanter, selon l’Institut Fraser, qui note que le temps d’attente dans la province n’était que de 7,3 semaines en 1993. La moyenne nationale était alors de 9,3 semaines.

Les opérations orthopédiques (29,1 semaines) et pour l’ophtalmologie (21,5 semaines) constituent les domaines où les délais de traitement sont les plus longs au Québec, tandis que l’attente en oncologie (4,5 semaines) est la plus courte.

«Les longues attentes pour recevoir des traitements médicaux ne doivent pas être négligées – elles peuvent accroître la souffrance des patients, diminuer leur qualité de vie et, dans les pires cas, mener à une invalidité ou à la mort», a souligné M. Yanick Labrie, agrégé supérieur de l’Institut Fraser.

Le temps d’attente est calculé à partir d’une consultation avec un généraliste, suivie par celle avec un spécialiste jusqu’au début du traitement.