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Le procès d'un enseignant accusé d'agression sexuelle reprend

Gilles Turmel | TVA Nouvelles

Le procès de l’enseignant Richard Bélanger, accusé d’agression sexuelle sur un élève, a repris mardi au palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts, malgré une requête en avortement de procès déposé par l'avocat de l'accusé.

Ce dernier a soutenu à la reprise des audiences que les droits de son client ont été brimés lors de la première partie du procès en juillet. Le juge avait alors permis à la Couronne de déposer en preuve des faits antérieurs à ceux reprochés à l’accusé, ce qui n’est pourtant pas rare. L’avocat de Bélanger a aussi soutenu que le juge a utilisé des termes qui condamnaient pour ainsi dire à l’avance son client, et ce, avant même que ce dernier ait pu présenter sa défense.

Selon lui, il s’agissait d’un préjudice irréparable à l’équité du procès, la présomption d’innocence de son client n’étant pas respectée. Après s’être retiré pour analyser cette requête en avortement de procès, le juge est revenu en cour pour annoncer qu’il la rejetait. Il a tout de suite ordonné la poursuite du procès.

La Couronne ayant complété sa preuve, c’est donc la défense qui a entamé la sienne avec le témoignage de l'accusé, Richard Bélanger. Ce dernier a rappelé qu’il enseigne depuis 1990 et qu’il a toujours été un professeur ouvert et disponible pour ses élèves, et particulièrement pour la présumée victime. Il a affirmé qu’il aidait régulièrement la victime qui éprouvait des difficultés scolaires.

Par ailleurs, il a nié avoir fait des câlins à la victime, lui avoir touché les fesses, l’avoir embrassé et lui avoir dit «je t’aime».

Richard Bélanger a aussi reconnu être en dépression majeure depuis qu’il a été accusé d’agression sexuelle.

Le procès se poursuivra mercredi alors que l’accusé sera contre-interrogé par la Couronne.

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