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Legault pas «en politique pour faire de l’argent»

Geneviève Lajoie | Journal de Québec

caucus CAQ

Simon Clark/Agence QMI

François Legault ne se formalise pas de l’ampleur de la rémunération accordée aux recteurs des universités québécoises.  

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La principale et vice-chancelière de l’Université McGill est payée près de trois fois le salaire du premier ministre du Québec, qui touche une rémunération de 196 193 $ cette année.  

Avec un traitement annuel de 544 233 $, Suzanne Fortier remporte le palmarès de la rémunération des hauts dirigeants des universités québécoises, loin devant ses confrères et consœurs.     

«Ce n’est pas la seule personne qui est payée trois fois mon salaire, a affirmé mardi François Legault, en mission dans la Silicon Valley. Je ne suis pas venu en politique pour faire de l’argent, j’en faisais pas mal plus chez Transat!»  

Le premier ministre signale que les établissements d’enseignement québécois sont en compétitions avec les universités ontariennes et américaines pour attirer les meilleurs recteurs.  

«On doit tenir compte de la taille de l’université, du côté de l’enseignement, mais aussi du côté de la recherche, donc ça prend des personnes très compétentes», a-t-il insisté, en marge d’une rencontre au siège social de Google a Mountain View.  

En 2018, le gouvernement libéral de Philippe Couillard a resserré les règles entourant la rémunération des recteurs, des modifications qui ne s’appliquaient toutefois pas aux contrats de travail déjà signés.  

Désormais, les hausses salariales ne peuvent excéder celles des employés du secteur public et les universités ne peuvent verser des primes au rendement à leur dirigeants.  

Selon François Legault, ces nouvelles règles ont amené une plus grande transparence du traitement accordé aux recteurs et hauts dirigeants des universités.  

– Avec la collaboration de Marc-André Gagnon, Bureau parlementaire