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142 000$ pour se débarrasser d’un greffier

Sarah-Maude Lefebvre | Le Journal de Montréal

Terrebonne a accepté de verser 142 000 $ à son ex-greffier pour qu’il ne revienne pas en poste, lui qui avait recommandé l’octroi de contrats à une firme qui employait sa femme. 

En février dernier, le Bureau d’enquête du Journal de Montréal avait révélé que le directeur des affaires juridiques de Terrebonne, Denis Bouffard, avait démissionné après que nous avions appris à son employeur qu’il avait recommandé l’octroi de plus de 1,3 million $ de contrats publics sur neuf ans à la firme d’avocats pour laquelle travaillait sa femme. 

M. Bouffard avait ensuite affirmé qu’on lui avait forcé la main pour qu’il quitte son poste. En novembre, le Tribunal administratif du travail a finalement tranché qu’il s’agissait d’un « congédiement déguisé » et a ordonné qu’on réintègre le greffier en poste. 

La Ville de Terrebonne a ensuite fait savoir par voie de communiqué qu’elle ne voulait rien savoir de réembaucher son ex-fonctionnaire. 

« Le Tribunal ne se prononce d’aucune façon sur le fondement même du dossier, à savoir la question cruciale du manque d’éthique », avait-elle indiqué. 

Finalement, les contribuables de Terrebonne ont dû débourser la rondelette somme de 142 140 $ pour que M. Bouffard accepte de demeurer à la retraite, selon l’entente signée par les deux parties le 8 décembre et obtenue par Le Journal.