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Un an après, hommage aux victimes d'un attentat à Strasbourg

Agence France-Presse

Bougies aux fenêtres, cloches sonnant à toute volée et commémorations œcuméniques: la ville de Strasbourg (nord-est de la France) a rendu hommage mercredi aux victimes de l'attentat qui avait fait cinq morts et une dizaine de blessés un an plus tôt, jour pour jour.

À 19h45 locales, l'heure de l'attentat, et pendant quinze minutes, toutes les églises de la ville et des communes avoisinantes ont fait tinter leurs cloches.

Les habitants de Strasbourg avaient été invités à mettre des bougies à leurs fenêtres.

«Il y a un an, la haine a frappé» et des «innocents ont été fauchés» par «l'intégrisme et la barbarie», a déclaré le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner, au cours d'une cérémonie tenue sous une pluie battante, près du centre historique où Cherif Chekatt, un délinquant multirécidiviste fiché pour radicalisation islamiste, avait mené son équipée meurtrière le 11 décembre 2018.

Armé d'un couteau et d'un revolver, Chérif Chekatt, 29 ans, avait tué cinq personnes et en avait blessé une dizaine d'autres. Après deux jours de traque, il avait été abattu par une patrouille de police.

Il avait prêté allégeance à l'organisation jihadiste État islamique (EI).

«Vous aviez tous les âges et vous veniez des quatre coins du monde», a souligné M. Castaner, avant de rendre hommage à chacun des cinq morts de l'attentat.

Les cinq hommes tués étaient un retraité habitant Strasbourg, un touriste thaïlandais, un garagiste d'origine afghane, un journaliste italien et une figure de la vie culturelle et associative locale d'origine polonaise.

Le ministre s'est dit «fier que la joie ait à nouveau envahi les travées du marché du Noël de Strasbourg», qui tient sa 450e édition dans le centre historique de la ville, un an après l'attentat.

Une cérémonie œcuménique et multiculturelle est venue clore cette journée de célébration en rassemblant en début de soirée environ 900 personnes dans la cathédrale de Strasbourg, selon la municipalité.

Cette cérémonie a été rythmée par des chants arabo-andalous, yiddish, bouddhistes ou gospels, par des prises de parole et des lectures.

Depuis l'attentat, cinq personnes ont été inculpées en France, soupçonnées d'être liées à la fourniture des armes en possession du tueur. L'enquête sur ce volet du dossier se poursuit.

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