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Le couple vacillait depuis que le père avait perdu son emploi

Michael Nguyen et Valérie Gonthier | Le Journal de Montréal

Nabil Yssaad

Nabil Yssaad

Nabil Yssaad avait commencé à changer de comportement à la suite d’un accident de travail en 2016, au point où sa femme avait même songé au divorce. Mais comme elle était enceinte de leur deuxième enfant, elle avait décidé de lui laisser une chance.        

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« Elle y avait vraiment réfléchi », a brièvement dit au Journal un proche du couple.       

À l’époque, Yssaad et Dahia Khellaf étaient mariés depuis quatre ans, après une courte période de fréquentation.       

Le couple allait bien, mais tout a changé en 2016. Lors d’un quart de travail dans une entreprise spécialisée en échafaudages, Yssaad s’est blessé au coude. La blessure aurait causé un étirement tendineux, selon une décision administrative.       

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Blessé et incapable de travailler, il a décidé d’aller se faire opérer en Algérie. Il y est resté quelques semaines, mais son attitude avait changé, et sa femme était convaincue qu’il avait développé des problèmes de santé mentale.       

Yssaad a consulté plusieurs fois en psychiatrie, selon nos informations, mais il n’était pas suicidaire.       

À son retour au Québec, le couple s’est mis à battre de l’aile. La femme néanmoins a tenu bon, avec la naissance de leur deuxième enfant.       

Les tensions ont culminé jusqu’au 1er août 2018, alors qu’Yssaad aurait frappé sa conjointe, avant de récidiver trois semaines plus tard. Cette fois, c’en était trop pour Mme Khellaf qui a porté plainte à la police.       

Yssaad a été arrêté, puis libéré sous conditions, parmi lesquelles il lui était interdit d’entrer en contact avec sa femme sauf avec l’autorisation de celle-ci.        

Le dossier s’est toutefois réglé la semaine dernière au palais de justice de Montréal, quand la Couronne a fait tomber les accusations en échange d’un interdit de contact d’un an avec Mme Khellaf.       

Pour une raison encore inconnue, il se serait quand même présenté chez son épouse moins d’une semaine plus tard, la tuant ainsi que ses enfants, avant de s’enlever la vie.       

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