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Jean-Philippe Dion aimerait peut-être fonder une famille

Samuel Pradier | Agence QMI

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TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Les tournages de la troisième saison de «La vraie nature», qui sera en ondes cet hiver à TVA, sont désormais terminés. Jean-Philippe Dion finalise actuellement les montages, après avoir également fait paraître un livre sur ses rencontres au chalet.

L'animateur raconte que ses entrevues lui ont permis d'avancer et de mieux se connaître. Il revient sur les apprentissages qu'il en a tirés.

Jean-Philippe Dion aborde chacun des tournages de «La vraie nature» en se concentrant sur la trajectoire de vie de ses invités. Lors du montage des émissions, il peut toutefois prendre du recul et analyser ce qui a été dit.

«Je m’aperçois parfois que l’émotion que l’invité avait en racontant son histoire est plus profonde que je pensais. Il m’arrive aussi de réaliser, même si c’est dur pour moi, que j’aurais dû aller dans telle direction, parce qu’il y avait quelque chose qui m’aurait permis de mieux cerner la personne.»

Dans le processus de construction de l’émission, un recherchiste fait une pré-entrevue avec l’invité. Ensuite, l’animateur récupère ce contenu pour bâtir son entrevue avec son propre regard sur l’invité.

«En faisant le montage, j’aurais parfois envie de refaire l’entrevue, car j’ai encore plus d’informations, et ça me permettrait d’aller encore plus loin sur ce qui est vraiment intéressant.»

Des points communs

Souvent, ce recul lui fait découvrir des points communs avec certains invités.

«En relisant le texte de Gino Chouinard dans le livre, par exemple, je me suis aperçu qu’on avait des choses en commun, notamment dans la façon dont on a été éduqués.»

Gino Chouinard a déjà raconté qu’enfant, il ne devait pas faire trop de bruit parce que ses parents avaient des locataires. Il ne fallait pas qu’il prenne trop de place.

«Moi, mon père me disait tout le temps de ne pas faire ma vedette quand j’étais plus jeune. Ça m’est aussi rentré dans la tête. Quand je suis devenu animateur et que j’ai dû prendre ma place, ça m’a pris plus de temps. Je me reconnais un peu en Gino Chouinard sur ce point particulier. Avec Mariana Mazza, je me suis aussi reconnu dans ses questionnements par rapport à sa carrière; ce sont des choses qui résonnaient aussi en moi, de savoir ce que je vais faire après.»

Si l’idée de base de «La vraie nature» est de montrer la trajectoire de vie, le chemin emprunté depuis l’enfance pour devenir un artiste ou une personnalité accomplie, l’universalité de certains défis peut aussi apporter un certain réconfort.

«Honnêtement, j’ai l’impression d’avoir compris beaucoup de choses sur moi en faisant cette émission, avoue Jean- Philippe Dion. Je pense que c’est aussi un peu la raison pour laquelle l’émission fonctionne. Ça nous fait du bien de voir qu’on n’est pas tout seul. Quand on se sent différent, on ne se sent pas bien, mais quand on réalise que les invités, de tous les âges et de toutes les origines, ont le même genre de questionnements, ça nous rassure.»

Projets en développement

Dans les prochains mois, c’est surtout le côté producteur de Jean-Philippe Dion qui sera mis à contribution.

«J’ai la chance que beaucoup de gens, autant des animateurs que des journalistes, aient envie qu’on travaille ensemble sur le développement de leurs projets télé. Je suis vraiment là-dedans en ce moment.»

Du côté de sa vie privée, il a aussi des projets en attente. Lui et son conjoint ont adopté, l’été dernier, un chien d’eau espagnol appelé Faro. Aussi, le couple aimerait peut-être fonder une famille.

«Je n’ai pas exclu d’être père un jour. Avoir un enfant est un questionnement perpétuel dans ma vie. Dans la prochaine année, durant laquelle je serai plongé dans une période de création, mon but est que cette décision se prenne. Mon chum aimerait être papa, mais il comprend aussi que ce n’est peut-être pas fait pour nous. On verra ce qu’on décidera. Pour l’instant, je ne sais pas.»

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