/news/politics

Le Parti québécois garde son nom

Patrick Bellerose | Journal de Québec

La réflexion a été de courte durée : le conseil exécutif national du Parti Québécois a décidé de conserver le nom de la formation souverainiste.

Lors de son congrès de refondation à Trois-Rivières les 9 et 10 novembre derniers, le parti avait annoncé son intention de confier une réévaluation de son image de marque (nom et logo) à une firme de marketing « reconnue ».

«Ayant pris connaissance des résultats de cette étude, les membres du conseil exécutif national du Parti Québécois ont pris la décision de ne pas changer le nom du parti», affirme le conseil exécutif national du PQ par voie de communiqué.

La formation politique a refusé de dévoiler l’identité de la firme retenue pour cette étude.

«Le nom du Parti Québécois résume notre mission, notre engagement et la direction que nous souhaitons prendre», explique le président du parti, Dieudonné Ella Oyono dans le communiqué.

La possibilité de changer le logo, quant à elle, sera réévaluée après l’élection du prochain chef. D’ailleurs, les règles de la course à la chefferie seront connues le 1er février prochain, au terme d’une conférence de coordination du PQ, à Montréal.

Peu d’appuis

Il faut dire que la possibilité d’un changement de nom avait peu d’appuis parmi les figures de proue du parti. L’idée avait d’abord été évoquée par Jean-Martin Aussant, candidat péquiste défait aux dernières élections.

Au printemps dernier, la présidente sortante de la formation politique, Gabrielle Lemieux, s’était également montrée ouverte à cette éventualité.

Mais sur le plancher du congrès de refondation, cet automne, aucun ténor du parti n’était venu défendre cette idée devant les journalistes.

«Ma position, c’est que le Parti québécois dit ce qu’il doit dire, c’est-à-dire que c’est le parti de l’ensemble des Québécois», affirmait déjà Dieudonné Ella Oyono, qui allait devenir président de la formation quelques heures plus tard.

Le chef intérimaire du parti, Pascal Bérubé, estimait de son côté qu’un changement de nom serait «cosmétique» et ne faisait pas «partie des priorités au cours des prochains mois».

Le député Harold Lebel s’était aussi montré catégoriquement opposé à une telle éventualité, tandis que son collègue Sylvain Gaudreault, qui s’est depuis lancé dans la course à la chefferie, avait démontré peu d’appétit pour une telle opération.