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Un enfant autiste ne peut avoir de chien Mira

TVA Nouvelles

Victimes de son succès, l’organisme Mira peine à répondre à la demande. Les listes d’attentes sont longues; elles atteignent parfois un délai pouvant aller jusqu’à trois ans.

Les demandes affluent particulièrement pour les chiens d’assistance pouvant aider les enfants touchés par un trouble du spectre de l’autisme.

Le jeune Liam, 5 ans, est un de ces enfants qui devront attendre pour en obtenir un. Au moment d’aller faire une demande en ligne, la mère de Liam a constaté sur le site de Mira que l’organisme cesse temporairement d’accepter des demandes.

Une situation que Nancy Rodriguez trouve décevante.

«C’est un chien qui va l’aider, qui va aller à l’école avec lui. Un chien qui va pouvoir être son meilleur ami dans le fond, dit-elle. Au niveau social, on sait que ce n’est pas leur plus grande force.»

Pour sa part, le jeune Liam a bien hâte d’avoir son chien.

«Je vais lui dire défâche-moi, répond l’enfant à sa mère lorsqu’elle lui demande s’il va parler à son chien quand il sera fâché. Il va faire qu’est-ce que j’ai dit», ajoute-t-il sourire aux lèvres.

De son côté l’organisme assure ne pas suspendre son programme par gaité de cœur.

Le directeur général de Mira Nicolas St-Pierre indique qu’il y a eu une hausse significative de demandes dans les dernières années.


«Une histoire comme ça, moi, ça me fend le cœur, plaide M. St-Pierre. Honnêtement, quand je suis sur le terrain à la fondation, je voyais les enfants se faire évaluer et je savais que la liste d’attente ne faisait que s’allonger...»

M. St-Pierre affirme qu’il n’était plus capable d’endurer le fait qu’il devait dire à des enfants qu’ils auraient seulement un chien dans deux ou trois ans.

Mira a donné 80 chiens cette année dans le programme qui vise à aider les enfants autistes.

Le directeur général de la fondation explique qu’il fallait fermer l’adhésion pour mieux se concentrer sur la distribution des animaux.

«On s’est demandé où notre chien a le plus d’effet, donc la sévérité du trouble, dit-il. On est dans un travail de recherche et en même temps on sait que nos chiens, on a une limite.»

Pour l’instant, la mesure ne touche pas les demandes pour le chien guides et les chiens d’assistance pour les personnes à mobilité réduite.