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Une demande de recours collectif de 150 M $ en lien avec la tuerie de Danforth

Agence QMI

Des victimes de la tuerie perpétrée sur l'avenue Danforth à Toronto, en juillet 2018, ont déposé une demande de recours collectif totalisant 150 millions $ contre le fabricant de l'arme utilisée par le tireur, Smith & Wesson.

La procédure judiciaire, déposée devant la Cour supérieure de l'Ontario, vise à obtenir 50 millions $ en dommages généraux et 100 millions $ en dommages punitifs de la part de fabricants d'armes à feu, ont rapporté divers médias ayant consulté la demande de recours collectif.

Le 22 juillet 2018, Faisal Hussain, un homme de 29 ans, avait semé le chaos sur l'avenue Danforth, une importante artère commerciale bordée de plusieurs restaurants, en ouvrant le feu vers les passants. Il avait finalement tué une jeune femme de 18 ans et une fillette de 10 ans, en plus de blesser 13 personnes, avant de se suicider après un échange de tirs avec des policiers.

L'homme, qui avait des antécédents en matière de problèmes de santé mentale, avait utilisé un pistolet fabriqué par Smith & Wesson qui avait été rapporté volé en 2016 en Saskatchewan.

Or, les demandeurs allèguent que l'entreprise avait signé une entente avec le gouvernement américain, en 2000, en vertu de laquelle elle munirait ses armes d'une technologie de reconnaissance, faisant en sorte que seul le propriétaire d'un pistolet peut s'en servir. Cependant, le fabricant n'a pas respecté cette entente en mettant au point sa gamme Smith & Wesson M&P40 Series, le modèle utilisé par le tueur de l'avenue Danforth.

Après avoir signé cet accord, Smith & Wesson s'était retrouvée dans le collimateur de la National Rifle Association (NRA), qui avait décrié l'entente et appelée au boycott du fabricant d'armes.

En 2018, l'entreprise avait reconnu ne pas avoir investi dans le développement des armes intelligentes et qu'elle ne comptait pas le faire.