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Au stade 4 d’un cancer du sein, elle espère plus de recherches

TVA Nouvelles

Des patientes atteintes du cancer du sein à son stade le plus avancé espèrent que la recherche porte davantage sur les cas les plus lourds qui les affecte, comme Patricia Estephan, une mère de famille rencontrée par TVA Nouvelles.

Bien qu’elle ait l'air en parfaite santé, la femme de 40 ans a un cancer du sein avancé de stade 4 avec des métastases dans plusieurs de ses organes, comme le foie et les os.

L’oncologue Jean-Pierre Ayoub du CHUM explique qu’il s’agit du cancer du sein le plus commun.

«C’est un cancer du sein qu’on appelle ‘’hormono-dépendant’’. La croissance des cellules dépend des hormones» indique-t-il à TVA Nouvelles.

Patricia Estephan suit un traitement incluant un bloqueur d’hormones et de la chimiothérapie palliative. Malheureusement, ces médicaments administrés ne guérissent pas et donnent beaucoup de nausées à la patiente.

Pas admissible à la recherche

Le cancer de la mère de famille est apparu une première fois il y a cinq ans. Après avoir subi une mastectomie partielle, elle croyait que tout irait pour le mieux. Le cancer est cependant revenu en force il y a deux ans.

«J’ai fêté cet été deux ans. J’espère passer cinq ans, mais c’est 22% de chances de survie sur cinq ans» mentionne-t-elle.

À cause de son type de cancer, elle n'est pas admissible à un protocole de recherche. Madame Estephan en est à son cinquième type de chimiothérapie en deux ans. Ce qu'elle espère maintenant, c'est qu'on trouve un médicament qui pourra lui sauver la vie.

«Une femme ne meurt pas d'un cancer du sein, elle meurt d'un cancer du sein métastatique. C'est quand le cancer s'est propagé et malheureusement, c'est 30% de ces femmes qui ont un cancer du sein, qui risquent d'avoir un cancer métastatique» explique-t-elle.

Au Canada, seulement 15% des montants investis dans la recherche sur le cancer du sein visent ceux avec des métastases.

L’époux de la dame, Marc Palardy, espère que des montants soient investis en recherche pour que sa femme puisse vivre le plus longtemps possible avec sa famille.

«On pense à la mort et on vit avec le spectre de la mort, tous les jours. Les enfants me ramènent au présent. C'est vraiment grâce à eux que je continue à vivre et ils me donnent beaucoup d'espoir, ils me donnent de l'énergie» a conclut Patricia Estephan.

Pour soutenir la recherche sur le cancer du sein métastatique, des dons peuvent être faits à la Fondation du cancer du sein du Québec.

-Avec Harold Gagné, TVA Nouvelles