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Une maison pratiquement détruite par des locataires

TVA Nouvelles

Les locataires qui ont pratiquement démoli une magnifique maison entièrement rénovée qu’ils louaient à Saint-Calixte, dans Lanaudière, auraient aussi saccagé une autre maison presque de la même manière dans la région.    

La propriétaire de Saint-Calixte, Nathalie Duchesne, a découvert l‘ampleur du carnage lorsqu’elle s’est présentée il y a quelques jours dans la résidence qu’elle loue.    

«Il ne reste que la structure. Je suis rentrée il y a deux semaines, et il ne reste plus rien. Un mur de soutien a été retiré, des poutres ont été retirées», raconte-t-elle en entrevue à TVA Nouvelles.    

Il n'y a plus d'isolation, de murs, de plafond, de plancher et même plus de cuisine. Pire encore, l’escalier qui menait au sous-sol a été enlevé pour en faire un escalier qui mène vers le lit des locateurs, qu’ils ont placé en hauteur.         

L’ampleur des dommages l’a complètement troublée, au point où elle a subi un réel choc nerveux. «J’ai passé trois jours à ne pas dormir, à trembler.»   

Selon ses estimations, il y aurait pour plus de 100 000$ de dommages seulement en matériaux, montant qu’elle croit ne jamais récupérer puisque les locataires sont insolvables. Les recours pour Mme Duchesne sont inexistants.    

«Je ne peux pas les poursuivre, ces gens-là n’ont absolument rien. On parle d’aide sociale. Même si je poursuivais, ce serait une grande perte de temps. Je sais que tout cela sera à mes frais. Ça dépasse l’entendement», déplore-t-elle.     

Le couple est toujours dans la demeure, dont ils ne payent plus le loyer depuis deux mois. Ils ont placardé les fenêtres afin que rien ne puisse être vu de l’extérieur.    

Maladie mentale   

Mme Duchesne croit d’ailleurs que la femme du couple souffre de problèmes de santé mentale, du syndrome de Diogène, et possiblement de psychoses.     

«La dame souffre d’amassage compulsif, ce qui fait qu’il y a des tonnes et des tonnes de vêtements, des cochonneries, du ramassage. On peut voir un frigo derrière une tonne de vêtements», se désole-t-elle.    

Tout a commencé quand un plancher a d’abord été arraché, ensuite, un plafond. Ceux qui louent la maison ont toujours promis qu’ils allaient réparer le tout, mais au contraire, la situation s’est dégradée.    

«Il semble que la madame faisait des psychoses. Elle disait qu’elle entendait des voix dans son plafond, c’est pour ça qu’elle les a tous arrachés. Ça prend une psychose pour faire des dommages à ce point-là! Ça prend quand même une force physique imposante pour pouvoir détruire des murs de soutien!», explique la propriétaire encore soufflée par cette catastrophe.    

Ils ont frappé ailleurs   

De l’extérieur de la maison, il est possible de voir une inclinaison dans le toit, possiblement en raison du retrait d’un mur de soutien.    

Les locataires auraient fait la même chose dans une résidence de Sainte-Julienne, selon une décision de la Régie du logement. 

Selon la propriétaire rencontrée par TVA Nouvelles, ils avaient même littéralement déplacé un poêle à bois pour l’installer dans le salon où ils faisaient des feux de joie.    

Mme Duchesne croit qu’une liste de mauvais locateurs lui aurait certainement permis d’éviter le pire. «C’est quand même la deuxième fois que ça arrive, mais ça, ça n’existe pas présentement.»